La méthode syllabique dans toutes les classes

19 janvier 2012

A l’occasion du lancement du site sur la méthode syllabique de SOS Education, nous avions demandé à nos sympathisants d’interpeller leur député  (Écrivez à votre député).

Vous aviez été plusieurs milliers à écrire directement à votre élu.

Résultat : un certain nombre de nos parlementaires s’étaient mobilisés notamment à travers des questions écrites.

Cette campagne remonte à plus d’un an. SOS Education l’avait lancée en décembre 2010 au moment de la publication – bien amère- des résultats de nos écoliers dans le classement international réalisé par l’OCDE.

Dominique Orliac, députée PRG, élue dans le Lot, s’était mobilisée sur cette question en juin dernier.
Le Ministre de l’Education lui répond enfin. Nous sommes désolés de vous l’apprendre : ce n’est pas aujourd’hui que nous suivrons les traces du miracle anglais.

Le Ministre attend les résultats de nouvelles recherches.  Jusqu’où les notes de nos écoliers doivent-elles chuter pour que le Ministre impulse une réponse positive ?  On se le demande
La réponse du Ministère à la députée Dominique Orliac

Harcèlement à l’école : tolérance zéro

5 janvier 2012

Le suicide de la collégienne de l’Académie de Lille fait tristement écho aux dernières statistiques du ministère.
Un enfant sur dix déclare avoir été victime de harcèlement à l’école.
C’est énorme surtout quand de tels actes amènent une enfant à se donner la mort.

Nous présentons toutes nos condoléances à la famille de la victime.

Nous mobiliserons toutes les forces de SOS Éducation pour demander à ce que tout acte de harcèlement soit systématiquement traité par la communauté éducative.

La gravité des faits exige une tolérance zéro.
Parents, professeurs nous devons nous unir pour que des réponses adaptées soient apportées dans les établissements et que le gouvernement poursuive officiellement l’objectif de 0% de harcèlement à l’école. C’est un objectif nécessaire et urgent pour tous nos établissements.

Voir l’article du Parisien : Suicide d’une collégienne : la mère dépose plainte

Professeurs : Comment sortir du cercle infernal

14 décembre 2011

Les professeurs se plaignent, c’est bien connu. C’est presque devenu une image d’Épinal. Pourtant il n’en a pas toujours été de même. Le métier et les attentes ont évolué. Aujourd’hui, non seulement leur souffrance est bien réelle , mais le système est tel qu’il les pousse à se plaindre entre eux.

  • l’inertie de la hiérarchie (le chef d’établissement a souvent du mal à soutenir son équipe ; les inspections n’ont rien d’une démarche qualité, mais sont plutôt infantilisantes ; le ministre semble faire la sourde oreille…)
  • la pression des parents (« c’est de votre faute, mon enfant est parfait ; avec toutes les vacances que vous avez… faites votre travail »)
  • la violence croissante et impunie des élèves (« qu’est-ce qu’elle me cherche celle-là, j’ai rien fait ; va te faire… »)
  • le regard accusateur des collègues (« quand même, avec moi ça marche mieux »)
 Les professeurs se replient sur eux-mêmes. Ils se plaignent d’autant plus. Ils ont de moins en moins la force de s’en sortir tout seuls. Les autres les accusent d’autant plus. Le cercle infernal se referme.

SOS Éducation milite pour que la souffrance des professeurs soit reconnue.

L’association invite aussi régulièrement des professeurs à venir échanger avec d’autres collègues sur des thématiques bien précises.

Il s’agit de reconstruire un dialogue essentiel entre professionnels sur “comment je fais avec mes élèves pour enseigner au mieux ma discipline”. Partager ses expériences, des plus réussies aux moins réussies, permet à chacun d’avancer dans sa réflexion sur la pratique de son métier.

Pas besoin d’attendre les circulaires pour changer de méthode : les résultats positifs des pratiques efficaces parlent d’eux-mêmes.

SOS Education au 2ème salon du livre des Tout-Petits

9 décembre 2011

Mercredi 7 décembre, enfants et parents ont bravé la pluie pour se rendre au Salon du Livre des tout-petits et de la jeunesse, organisé par la Mairie du 7ème arrondissement. Alors que les enfants rencontraient quelques-uns de leurs auteurs préférés, parents et professeurs se sont rendus sur le stand de SOS Éducation, pour discuter de méthodes de lecture et des difficultés d’apprentissage. Parmi les parents présents, la maire du 7ème, Rachida Dati a parcouru avec attention  l’étude d’un jeune professeur en zone prévention violence « Dysorthographies au collège ». Il montre notamment comment l’on peut sortir des enfants des problèmes de dysorthographies en quelques séances de réapprentissage des sons de la langue.

Eric Galand, relation parents et professeurs, en compagnie de Rachida Dati, Maire du 7ème arrondissement

La non-maîtrise de l’orthographe : un handicap au travail

25 novembre 2011

Le niveau en orthographe baisse. Oui, mais aujourd’hui le problème s’accentue.

Vous trouverez dans ce reportage d’une grande chaîne de télévision un florilège d’exemples : un cadre dirigeant qui va passer des heures à écrire un simple mail, des étudiants bardés de diplômes auxquels on fait faire des dictées, etc. Ces exemples résument bien cette terreur au quotidien de ne pouvoir écrire quelques lignes au risque d’y glisser une, deux, trois fautes.

Et l’on voit émerger un nouveau métier : les coachs en orthographe. Ils réparent ce que l’école n’a pas su faire pour des générations entières d’élèves pourtant sagement assis à écouter leurs professeurs. On aurait aimé que le reportage aille jusqu’à la conclusion de l’histoire.

Si autant de jeunes gens, avec des profils très différents, ressortent avec autant de savoirs de base non acquis, c’est qu’il faut revoir de fond en comble la façon dont on enseigne ces bases. La question des méthodes de lecture n’est pas loin. Patience.

Syllabique : une efficacité scientifiquement prouvée

18 novembre 2011

100% d’une classe de CP qui sait lire à la fin de l’année: c’est possible avec la méthode syllabique. Mieux encore, comparée avec une classe ayant appris à lire avec une méthode mixte, ces élèves comprennent mieux les textes qu’ils lisent. L’écart entre ces deux classes à tendance à s’approfondir en CE1 : les élèves ayant appris avec des méthodes mixtes ont de moins bons résultats en lecture et en compréhension que les autres.

C’est ce que démontrent trois mémoires, réalisés par de jeunes orthophonistes et présentés au groupe de travail lecture de SOS Education, le 14 novembre dernier, par Brigitte Étienne, orthophoniste. « Les enfants ayant appris à lire avec des méthodes syllabiques comprennent mieux les tâches à effectuer, souligne B. Étienne. Ils sont mieux organisés que ceux ayant appris avec des méthodes mixtes. Ces derniers agissent dans la précipitation. Ils n’écoutent pas les consignes entièrement, seulement les mots-clefs ». Les méthodes de lecture auraient-elles des effets secondaires au-delà de la lecture ?

Résumé des trois études

150 000 signataires : un record historique

4 novembre 2011

Premier bilan de la pétition de SOS Éducation

En un mois, la pétition lancée par SOS Éducation a recueilli
plus de 150 000 signatures.

C’est la première fois qu’autant de personnes se prononcent pour dire, au Ministre de l’Éducation nationale, combien notre école ne souffre pas d’un manque de moyens mais d’une absence de choix courageux.

Lancée le jour même de la grève des enseignants, le 27 septembre dernier, cette pétition a reçu un accueil très favorable des parents et des enseignants qui en ont marre de voir leur école sombrer. La mobilisation est historique, jamais SOS Éducation n’a réuni autant de partisans demandant au Ministre de prendre de vraies mesures pour redresser le système scolaire en se concentrant sur quatre objectifs concrets :

  • Permettre à tous les enfants d’apprendre à lire, à écrire et à compter grâce à des méthodes rigoureuses et éprouvées ;
  • Supprimer le collège unique ;
  • Restaurer un vrai baccalauréat ;
  • Garantir un enseignement professionnel de qualité.

«Dans l’état actuel du système scolaire, remettre de l’argent ne servira à rien. Il faut d’abord avoir le courage de faire des choix et de proposer une vraie sortie de crise. La méfiance à l’égard de l’institution n’a jamais été aussi grande» souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

SOS Éducation a d’ores et déjà écrit au Ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Luc Chatel, au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, au Premier ministre, Monsieur François Fillon, au Président de l’Assemblée nationale, Monsieur Bernard Accoyer, au Président du Sénat, Monsieur Jean-Pierre Bel afin de remettre à chacun un exemplaire du livre des signataires rendant compte de cette mobilisation historique des Français pour leur école.

Nombre de signatures recueillies à la date du 27 octobre 2011 : 152 845

Pour consulter le texte de la pétition : cliquer ici.

Les ravages des méthodes semi-globales : témoignage d’une mère de famille

25 octobre 2011

La méthode globale ou semi-globale est une catastrophe et elle est toujours d’actualité dans les écoles. Je n’en reviens pas que quelqu’un puisse affirmer le contraire !

J’ai 3 enfants. Ma fille aînée de 21 ans ne sait pas écrire, dyslexique depuis la primaire; mon fils, 20 ans, idem, alors qu’au sein de nos deux familles, personne n’a souffert de problème d’apprentissage auparavant. L’Éducation nationale s’est opposée au redoublement en CP que je souhaitais pour ma fille. Elle est passée en CE1 en dépit de son illettrisme. C’est une catastrophe éducative mais surtout psychologique. Pendant 2 ans, elle était l’élève trop lente et idiote.

Par chance, mon troisième enfant a suivi sa scolarité à l’étranger et a appris à lire en anglais avec la méthode syllabique. De mon côté, je lui apprends à écrire en français. À 10 ans, elle fait moins de fautes que ses aînés et ne souffre d’aucune dyslexie !

Ma mère, âgée aujourd’hui de 75 ans, a quitté l’école avant 16 ans et ne fait aucune faute, ma grand-mère non scolarisée, qui a appris à lire dans les champs avec un prêtre, non plus ! Cherchez l’erreur… Je suis profondément choquée que mes enfants soient plus ignorants que la génération de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents !

Christine

« C’est pour vous »

14 octobre 2011


Le professeur qui s’est immolé hier était sans doute « très fragile psychologiquement ». La perte de son enfant a dû jouer un rôle crucial dans le désespoir de cette femme.

Lycée Jean Moulin de Béziers où le professeur de mathématique s'est immolée.Et pourtant elle est loin d’être le seul professeur à vouloir mettre fin à ses jours.

La détresse profonde des professeurs prend des proportions tragiques. Et si le malaise se manifeste de manière de plus en plus spectaculaire, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Oui, les professeurs souffrent, non pas parce qu’ils aiment se plaindre, mais parce qu’ils sont broyés par un système inhumain.

Jetés devant des élèves qui n’ont pas appris à les respecter et qui n’ont souvent pas les connaissances pour s’intéresser au cours ;  sans formation suffisante ; devant affronter l’incompréhension parfois hostile des parents et surtout l’abandon de leur hiérarchie, les professeurs doivent faire preuve d’héroïsme au quotidien.

Les grèves à répétition pour demander plus de moyens ne sont pas la solution. Elles permettent aux syndicats de récupérer le malaise enseignant.

Nous sommes désormais plus de 136 000 à le dénoncer dans la pétition au ministre Luc Chatel.

Car il ne s’agit pas d’un manque de moyens, mais de la sclérose du système. Les professeurs vont mal, les élèves en pâtissent. Il est temps de prendre de vraies mesures pour redresser l’École.

Pétition soutenue par plus de 136000 personnes

Beaucoup d’autres professeurs vont mal et en témoignent sur l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

Ça se passe comme ça, dans les lycées tranquilles

7 octobre 2011

Avez-vous déjà reçu des coups de poings au visage, dans le cadre professionnel ?

En se levant, cette enseignante ne devait pas se douter qu’elle en ferait la douloureuse expérience, le matin même. Elle est allée travailler, comme d’habitude, dans son lycée. Elle est reconnue, chevronnée et aimée de ses élèves. Car les élèves apprécient une classe bien tenue. Quand cette jeune fille lui a tenu tête, malgré de justes remontrances, elle l’a exclue de la classe. Et c’est là que tout a dérapé. Piquée au vif par cette autorité, l’élève plaque son professeur au mur et la frappe au visage avec ses poings, avec une telle furie qu’il a fallu deux personnes pour la ceinturer !

Un fait « isolé »… comme tant d’autres, dans un établissement dit « tranquille ».

Vous aussi, êtes-vous dans un établissement « sans problème » ? Vous aussi, venez témoigner sur souffrancedesprofs.com.

Par l’Observatoire de la souffrance des professeurs, SOS Éducation reçoit des centaines de témoignages. Ces professeurs ne se plaignent pas : ils racontent tout simplement ce qu’ils vivent…

Nous en avons compilé dans un ebook :

La vérité sur la souffrance des professeurs


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