Archive pour septembre 2009

L’intérêt d’apprendre de grands textes classiques par cœur

14 septembre 2009

Marie-Claire Lefeuvre, ancien professeur de français, regrette que les élèves n’apprennent plus guère de grands textes classiques par cœur, car, selon elle :

  • 1) cela forme le style, exerce la mémoire, donne le sens de la musique du vers, de la phrase, l’apprentissage au théâtre (diction) ; cela donne même des citations ;
  • 2) cela vous rend le riche propriétaire d’un musée (intérieur) d’art, que l’on peut revisiter à tout instant toute sa vie ; dans des circonstances parfois pénibles, par exemple le métro à 18h, cela permet l’évasion ;
  • 3) ces textes vous reviennent dans toutes les circonstances de la vie, avec lesquelles ils semblent liés. Ils sont un enrichissement. Ils mûrisssent en vous lentement. On peut les partager, les transmettre.

Comment je faisais (jusqu’en seconde, tous les 15 jours, 15 vers) : j’arrondissais la moyenne générale à ceux qui avaient la moyenne à la composition de diction trimestrielle, où l’on révisait tous les textes appris du trimestre et où l’on en tirait un au sort. (5 fautes : zéro sur 20). J’en donnais parfois au choix. Les élèves jouaient le jeu.

Pour des surveillants professionnels

12 septembre 2009

Sébastien Clerc, professeur dans un lycée difficile de ZEP et conseiller de l’Éducation nationale en matière de discipline, ne mâche pas ses mots pour décrire certains surveillants de son établissement, dans son livre Au secours ! Sauvons notre école :

[C]ertains surveillants se laissent aller à de la familiarité avec les élèves, ce qui les discrédite s’ils essayent de faire preuve d’autorité – heureusement, ils s’y emploient rarement.
Par ailleurs, j’en ai connu qui semblaient avoir décidé de faire moins que le minimum. Ils peuvent se permettre d’arriver très en retard, de s’absenter pendant de longues périodes, de refuser certaines tâches (aller chercher les billets d’absence, patrouiller dans les couloirs, et, quelquefois même, surveiller en permanence !), car ils n”’ont pas le temps” ou ils trouvent la besogne inintéressante ; ils renoncent facilement si un jeune voulant entrer dans le lycée n’a pas sa carte scolaire (alors que ce contrôle important a pour but que des intrus ne puissent pas pénétrer dans l’établissement).
Plus grave : certains surveillants se montrent parfois des exemples douteux pour les lycéens. L’un d’eux avait la manie de conseiller d’une façon discutable les élèves remontés contre leur professeur, les encourageant à une résistance farouche. Un autre avait la réputation de fréquenter les élèves d’une manière très rapprochée, fumant des herbes illicites avec certains, entretenant une romance avec une jeune fille inscrite dans l’établissement… Le sommet est atteint lorsqu’un surveillant dealer arrive au lycée avec une puissante voiture de sport faisant envie aux élèves !

Sombre tableau des surveillants brossé par Sébastien Clerc : familiarité, manque d’assiduité, refus d’effectuer pleinement leur travail, réticence à assurer la sécurité des élèves, voire copinage avec eux…

À côté de ces cas de surveillants peu motivés, Sébastien Clerc donne l’exemple de surveillants sérieux, obligés de « payer » pour les autres en faisant le travail qu’ils n’ont pas daigné faire.

Ce que l’auteur ne fait pas, vu que son ouvrage traite du vaste problème de la crise de l’école et qu’il ne peut pas s’attacher aux détails, c’est de questionner le mode de recrutement des surveillants. Car celui-ci est au cœur du problème.

Les surveillants sont des étudiants, à mi-temps, qui font surtout ce travail pour payer leurs études. Ils sont recrutés de façon contractuelle, ne reçoivent pas de formation spécifique.

Il est ainsi difficile d’exiger d’eux de traiter un problème aussi complexe que la discipline à l’école, alors que ce n’est ni leur vocation, ni leur métier, ni leur formation. Leur statut d’étudiant les rapproche beaucoup des élèves dont ils sont censés assurer la discipline, et ce surtout au lycée.

Le cas du surveillant dealer relaté par Sébastien Clerc est une illustration extrême des problèmes posés par ces recrutements.

Contrairement au conseiller principal d’éducation (CPE) qui a été recruté et formé pour ce métier qu’il exerce à plein temps et pour une durée indéterminée, le surveillant ne fait que passer dans un établissement, le temps de ses études, puis est remplacé par un autre étudiant, novice. Chaque année, pratiquement tout est donc à refaire. Le surveillant apprend sur le tas, au gré des difficultés. Il fait le même parcours que celui qui l’a précédé. Sans pour autant bénéficier de son retour d’expérience, car il n’y a pas de réelle transmission d’un surveillant à un autre. Paradoxal, à l’école…

Comme le disait Noémie Rosière, parent d’élèves, en commentaire à l’article sur le CPE :

La surveillance dans les établissements scolaires doit maintenant relever d’une vraie qualification professionnelle tant l’indiscipline hors temps de cours est forte, violente et généralisée.
Le collège et le lycée ont besoin de professionnels de surveillance et de prévention expérimentés. Il n’est pas question d’en faire des tireurs embusqués qui « allument » à tout va mais au contraire des personnes accessibles s’inscrivant dans un registre de proximité, d’écoute, de communication et de sanction.

Quels effets peut-on attendre d’une professionnalisation des surveillants ? D’abord, on peut avancer qu’en étant recrutés, formés et payés à plein temps pour surveiller les élèves, ceux que les élèves appellent les « pions » seront non seulement plus compétents et motivés, mais encore plus expérimentés pour traiter les cas d’indiscipline.

En effet, avec les années, qu’ils restent dans le même établissement (où ils connaîtront parfaitement le « terrain ») ou qu’ils changent de collège et de lycée (pouvant ainsi faire profiter leurs nouveaux collègues de leur expérience différente, et inversement), ils acquerront une expertise de la surveillance qu’ils pourront transmettre.

Super Pédago ose les couleurs !

11 septembre 2009
Dessin d'Éric Galland

Dessin d'Éric Galland

Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

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Ne pas confondre rapporteur et délateur

8 septembre 2009

Dans l’imaginaire collectif, le rapporteur a une très mauvaise réputation. Il est assimilé au délateur, celui qui dénonce, pour des motifs méprisables. Parmi ceux-ci, on peut citer celui de se faire bien voir du professeur au détriment d’un autre élève.

Le rapporteur a grosso modo la même image que le chasseur de primes, popularisé par les westerns de Sergio Leone : un être amoral, guidé moins par l’impératif de justice que son intérêt personnel.

Dans la vie courante, on lui rétorque souvent : « C’est pas bien de rapporter ! », une idée tellement acceptée, qu’elle en est devenue banale, sans savoir ce qu’elle crée comme difficultés.

La langue française comporte d’ailleurs deux termes péjoratifs assimilés au mot « rapporteur », l’un familier (« balance »), l’autre argotique (« poukave »).

Les sites web et les blogs sont truffés d’appels au « signalement » (terme préféré à « dénonciation », trop négativement connoté). L’appel est fait aux internautes d’être vigilants et de réagir en n’hésitant pas à signaler des contenus qu’ils jugeraient répréhensibles. Alors pourquoi, quant il s’agit de l’école, les réactions sont-elles diamétralement opposées ? Pourquoi l’élève qui signale à son professeur une agression devrait-il avoir forcément mauvaise réputation ?

Il est vrai que le problème n’est pas simple. Certains élèves s’ingénient à interrompre le cours pour faire part à leur professeur d’agissements bénins de leurs petits camarades et ainsi régler des comptes entre eux.

Je me souviens par exemple d’une élève, quand j’étais en CE2, perturbant bruyamment la correction individuelle d’un devoir rendu par le professeur, pour signaler qu’une petite camarade était en train de corriger son devoir non pas en vert, la couleur conventionnelle, mais en bleu (et ainsi faire croire qu’elle n’avait pas fait de faute) ! En fait, l’élève « fautive » en question avait tout simplement mis un bouchon bleu sur son stylo vert…

Il convient donc d’être prudent avec les rapporteurs, ne pas prendre pour argent comptant tous leurs propos. Mais vérifier leurs dires et, s’ils s’avèrent qu’ils ont raison, sanctionner l’élève dénoncé.

Si, tout au contraire, ils ont dénoncé un camarade à tort, les sanctionner selon le même barème.

Une fois ce discernement fait, il est à attendre que les fausses dénonciations deviendront rarissimes, mais encore que les violences avérées seront plus systématiquement rapportées.

Le professeur devrait faire comprendre à ses élèves qu’il n’y a rien de mal, au contraire, à leur rapporter, ou à rapporter au CPE ou aux surveillants le moindre acte de violence, même minime. Et cela, dès les premières années d’école.

Car si plus de 80 000 actes de violence graves se produisent chaque année en France, dont des agressions physiques, au sein-même des établissements, c’est parce qu’un terme n’a pas été mis assez tôt à de petits actes de violence, dès l’école maternelle. L’absence de sanction laisse croire que rien n’est grave, que l’enfant peut aller encore plus loin.

La prévention d’actes de violence graves – qui peuvent aller jusqu’au drame – passe nécessairement par l’exercice de la vigilance de chacun. Le professeur doit être attentif à ce que ses élèves lui rapportent les violences, et ces derniers ne doivent pas craindre d’être mal vus parce qu’ils ont dit la vérité.

Comment des lycéens dénonceraient-ils celui de leurs camarades qui a frappé jusqu’au sang un autre élève, s’ils ne l’ont pas fait avant, quand il s’agissait d’une gifle, d’une « balayette », d’une « béquille », puis d’un petit coup de poing ? Jusqu’au « coup de boule »…

Loin d’être un délateur, le rapporteur ne fait que servir la justice quand il dénonce un coupable. Loin de devoir avoir honte, il concourt à protéger la victime en faisant sanctionner le fautif.

Pourquoi des établissements disciplinaires ?

4 septembre 2009

Il arrive régulièrement qu’en cours d’année, le conseil de discipline soit obligé d’exclure un élève.

Qu’advient-il alors de lui ?

L’article D511-43 du Code de l’éducation prévoit que « lorsqu’une sanction d’exclusion définitive est prononcée par le conseil de discipline à l’encontre d’un élève soumis à l’obligation scolaire, le recteur ou l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’Éducation nationale, selon le cas, en est immédiatement informé et pourvoit aussitôt à son inscription dans un autre établissement ou centre public d’enseignement pas correspondance. »

L’exclusion définitive est donc en fait un changement d’établissement.

Car on craint que les élèves exclus, qui le sont la plupart du temps pour des faits de violence grave, se retrouvent livrés à eux-mêmes dans les rues, et s’adonnent à la délinquance.

On assigne donc à l’école une mission, si l’on veut être provocateur, de prison : garder un élève dans l’enceinte d’un établissement pour lui éviter d’être dangereux dehors.

Il existe pourtant une autre alternative : les établissements spécialisés dans lesquels les élèves difficiles peuvent continuer leur scolarité.

Six catégories existent :

  • les centres « Défense deuxième chance » (Épide),
  • les centres éducatifs renforcés,
  • les centres éducatifs fermés,
  • les centres d’action éducative (CAÉ),
  • les foyers d’action éducative (FAÉ),
  • et les dispositifs-relais.

Les résultats de deux d’entre eux, les centres « Défense deuxième chance » et les dispositifs-relais, sont particulièrement intéressants.

Lancés en septembre 2005, les centres « Défense deuxième chance », animés par d’anciens militaires, accueillent des jeunes en grande difficulté âgés de 18 à 21 ans. Dans un internat régi par des règles strictes, ils suivent une remise à niveau en français et mathématiques, une « formation civique et comportementale » et apprennent un métier. Le parcours peut durer de huit mois à deux ans.

Il existe 22 centres en France, contenant 3000 places environ.

Le programme et l’internat sont totalement gratuits et les jeunes perçoivent une allocation de 300 euros par mois, dont 150 sont versés mensuellement et 150 capitalisés et remis en fin de parcours.

Le contenu du programme est réparti en trois modules :

  • éducation civique et comportementale, dont deux heures de sport par jour, une formation aux premiers secours et à la sécurité routière ;
  • remise à niveau scolaire avec pour objectif le niveau du certificat de formation générale (équivalent à celui de l’ancien certificat d’études) qui comprend également une initiation à l’informatique, à la bureautique et à la navigation sur Internet ;
  • mise en œuvre d’un projet professionnel devant déboucher sur un emploi : orientation, formation et insertion.

Et les résultats sont éloquents. Un jeune sur deux accède à une insertion sociale et professionnelle à la sortie du dispositif, dont les deux tiers en contrat de travail (contrat en alternance, CDD de six mois ou plus, CDI, pacte junior, etc.). Parmi les autres, 4 % accèdent à une formation qualifiante (en centre de formation des apparentis, par exemple) à laquelle ils ne pouvaient prétendre avant leur entrée au centre.

Les dispositifs relais, quant à eux, accueillent des élèves en voie de marginalisation, qui risquent de sortir sans qualification du système scolaire, afin de les aider à reprendre pied. Ils rejoindront ensuite le système scolaire ordinaire.

En 2007-2008, 77 % des élèves de dispositifs-relais ont été re-scolarisés en collège, 9 % en lycée professionnel, et 10 % en centre de formation des apprentis (CFA). 423 dispositifs ont fonctionné, dont 279 classes relais et 144 ateliers relais. Le nombre d’élèves concernés était d’environ 7900.

On voit, avec la modestie des effectifs, que la démarche des centres « Défense deuxième chance » et des dispositifs-relais est expérimentale. Les résultats probants de ces expériences tendent à montrer que ces dispositifs peuvent être développés. Plutôt que d’avoir - comme c’est le cas en Seine-Saint-Denis où sur 120 000 élèves, 1 200 ont déjà été exclus définitivement d’un établissement - des élèves qui transitent d’établissement en établissement, les cas les plus difficiles gagneraient à bénéficier d’un accompagnement alternatif, qui aura plus de chances de les conduire à modifier leur comportement violent.

Super Pédago achève les langues mortes

4 septembre 2009
Dessin d'Éric Galland

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Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.

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Aucune condamnation en justice contre SOS Éducation

3 septembre 2009

Dans son article du 2 septembre 2009 sur « l’offensive des partisans de l’école traditionnelle », le quotidien Le Figaro a laissé entendre à ses lecteurs que SOS Éducation s’était fait condamner par la Justice dans un procès l’opposant à l’association « Sauver les lettres » pour avoir gonflé le nombre de ses adhérents.

L’association SOS Éducation n’a jamais été condamnée par la Justice. Ni à ce sujet, ni à d’autres.

C’est au contraire elle qui a poursuivi en diffamation l’association « Sauver les Lettres », qui l’avait faussement accusée dans un communiqué de presse d’octobre 2007, de n’être qu’« un groupuscule, dont les 64 000 membres ne seraient que les victimes d’une opération massive de publipostage ».

Le tribunal a jugé que ces allégations ne portaient pas atteinte à l’honneur et à la réputation de SOS Éducation, et n’étaient donc par conséquent pas diffamatoires. Cela ne signifie en aucun cas que la Justice ait cautionné les propos de « Sauver les Lettres ». Le tribunal ne s’est jamais prononcé sur le fond de ces accusations, destinées à minimiser le succès de l’association SOS Éducation.

Concernant son nombre de membres actifs, l’association SOS Éducation tient un décompte extrêmement précis. Les bordereaux de dépôt à la poste des attestations fiscales concernant les dons permettent d’avoir une preuve de ce que l’on annonce : « 80 000 membres actifs à ce jour », et sont à la disposition de quiconque souhaiterait les consulter.

80 000 membres, c’est beaucoup, c’est évidemment beaucoup plus que bon nombre de syndicats et partis politiques dits représentatifs et nous sommes très fiers de pouvoir compter sur leur soutien constamment renouvelé.

Le rêve d’un nouveau conseil de discipline

2 septembre 2009

Dans la salle de réunion, les tables ont été rangées en U, face à la porte. Quatre adultes sont assis au bout, l’air grave : le chef d’établissement et son adjoint, le CPE et le professeur principal.

Les représentants des personnels, des parents et des élèves ont pris place sur les côtés.

De l’avis du proviseur, l’exclusion s’impose. C’est une forte tête, qui accumule les remarques et les punitions. Cette fois, il a donné un violent coup de pied à un de ses camarades, qui, en riposte, a sorti un couteau – et encourt également l’exclusion.
Le professeur principal compulse son dossier, les représentants des parents chuchotent, ceux des élèves se taisent, intimidés. On frappe à la porte. Un surveillant l’ouvre et s’efface devant un adolescent aux épaules larges, l’air buté. Suivent deux adultes, sans doute ses parents, et… un avocat en robe.

Le proviseur n’ignore pas ce qui va se passer. Impossible de morigéner l’élève comme il l’aurait fait sans la présence de l’avocat. Celui-ci interviendra, parlera à la place de son client, prendra pour lui des engagements, tandis que l’élève se taira, le regard en-dessous, et répondra aux questions de façon purement formelle. Effet éducatif à attendre : zéro, rien, nihil.

Il sait aussi que le moindre vice de procédure pourra être utilisé par le juriste pour casser la décision du conseil de discipline. Il n’est même pas sûr de pouvoir s’appuyer sur le règlement intérieur du lycée : des avocats auraient déjà invoqué l’illégalité de certains points du règlement.

Pire encore, il s’attend à des marchandages sans fin sur le sursis et l’hypothétique « engagement de l’élève à ne pas recommencer », purement formel lui aussi. Enfin, si l’avocat décide de ne pas faire appel, et que la procédure d’exclusion aboutit, ce sera encore à lui, proviseur, de trouver, avec l’inspecteur d’académie, un établissement où replacer l’élève, pour ne porter aucune entorse à son « droit à l’éducation ».

L’avocat, de son côté, estime représenter la loi, qui s’impose au sein des établissements scolaires. Les décrets de 2000 et de 2004 lui ont donné raison. Le conseil de discipline a été judiciarisé, il s’agit maintenant de respecter les formes. La dimension éducative s’efface derrière la dimension juridique.

Pendant que commence la plaidoirie, le principal se prend à rêver…

Il rêve d’un conseil de discipline qui :

  • se réunirait dans les deux jours suivant la faute commise par l’élève ;
  • se composerait uniquement d’adultes ayant une autorité incontestée sur l’élève (chef d’établissement, professeurs, CPE) ;
  • aurait pour principe que sanctionner un élève est parfois la meilleure des préventions ;
    prendrait des décisions souveraines, sans sursis ni appel, et suivies immédiatement d’effets…

L’offensive des partisans de l’école traditionnelle (« Le Figaro »)

2 septembre 2009

Le Figaro a fait paraître aujourd’hui (p. 9) un dossier consacré à « l’offensive des partisans de l’école traditionnelle ».

Dans l’article (non-accessible sur le site) « D’Alain Finkielkraut à Jean-Paul Brighelli, des sensibilités très différentes », SOS Éducation est à l’honneur en la personne de son délégué général, Vincent Laarman :

Ce jeune homme, « père de quatre enfants » [cinq en fait] comme il aime à se présenter, est l’un des fondateurs de SOS Éducation, une association de parents d’élèves créée en 2001 qui affirme regrouper 80 000 parents et professeurs « pour la défense de l’école ». [...] [SOS Éducation] s’est notamment distinguée par une campagne de presse en 2006 demandant aux parents de vérifier si le manuel de lecture de leur enfant respectait la méthode syllabique. [...] Antipédagogiste, [SOS Éducation] affirme que l’école a pour première mission d’instruire les enfants. L’épanouissement passe après. Elle souhaiterait en finir avec la « cogestion » entre syndicats et ministère de l’Éducation nationale.

Dessin d'Éric Galland

Dessin d'Éric Galland

Super Pédago réclame plus de moyens

1 septembre 2009
Dessin d'Éric Galland

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