



À lire aussi, les second, troisième et quatrième volets de cette aventure.
Toute ressemblance avec Jean-Paul Brighelli serait purement fortuite.




À lire aussi, les second, troisième et quatrième volets de cette aventure.
Toute ressemblance avec Jean-Paul Brighelli serait purement fortuite.
Le Privilégié propose aux blogueurs spécialisés dans l’éducation de répondre à cette intéressante question : faut-il maintenir le redoublement ? Ce professeur d’histoire-géographie en lycée voulait ainsi réagir aux propos de Nicolas Sarkozy sur la réforme du lycée. Le chef de l’État a en effet déclaré que « le redoublement doit devenir l’exception. » Et le Privilégié de pointer la désuétude de cette pratique, qui est subordonnée à l’acceptation des parents au collège et en première, seul le passage de la seconde à la première restant à la discrétion du conseil de classe. Il ajoute à cela les critiques que l’OCDE adresse à la France en la matière, 15 % des lycéens redoublant leur seconde. Et déplore l’inutilité du redoublement pour la plupart des élèves.
Il fait en revanche part de l’argument de certains de ces collègues favorables, selon lequel le redoublement permet de motiver les élèves de seconde, à un niveau où il leur faut faire le choix déterminant de la filière.
Il manque à son argumentaire une idée qui m’apparaît première : l’exigence de niveau. Comme l’a déjà dit à plusieurs reprises David Barbaud, lui aussi professeur d’histoire-géographie, en commentaire à ce blog, de plus en plus d’élèves passent dans la classe supérieure sans avoir le niveau. Dans son établissement, il n’est pas rare que des troisièmes passent en seconde avec une moyenne de sept sur vingt ! Il n’apparaît pas très raisonnable de laisser passer des élèves à un niveau supérieur alors qu’ils n’ont même pas acquis les bases du niveau précédent. Le Privilégié a beau dénoncer l’« humiliation » qu’implique selon lui le redoublement pour les élèves, on attend sa solution pour éviter le nivellement par le bas qui découlerait de son absence.
L’argument plus recevable, en revanche, consiste à dire que le redoublement est inutile pour la plupart des élèves qui le « subissent ». Il faudrait alors aller au bout de cette logique et se demander si, pour certains élèves, il ne serait pas préférable de quitter la voie générale où, manifestement, ils ne sont pas à leur aise.
Par exemple, comment aborder cette question sans remettre en cause le collège unique ? C’est à cause de celui-ci que tous les élèves doivent recevoir le même enseignement, même si cela implique l’ennui des élèves ayant des facilités et le retard de ceux ayant des difficultés, retard qui peut conduire jusqu’au redoublement.
La question du redoublement se poserait-elle si chaque élève pouvait suivre un enseignement adapté à ses capacités et ses aspirations, et non un enseignement uniforme, faisant fi de la diversité des aptitudes ?
Roman Bernard
Dès demain sur le blog de SOS Éducation.

Dessin d'Éric Galland
Toute ressemblance avec Jean-Paul Brighelli serait purement fortuite.
En septembre 2006, l’hebdomadaire Le Point avait déclenché une vive polémique en publiant les chiffres de l’enquête annuelle Signa, qui comptabilisait de façon exhaustive les actes de violence dans les établissements du second degré (collèges et lycées). À usage interne, elle avait été portée à la connaissance du Point grâce à une « fuite » du ministère de l’Éducation nationale.
Il ressortait de cette enquête que 82 000 actes de violence grave étaient commis chaque année dans les 7 800 collèges et lycées de France, soit plus de dix en moyenne par établissement et par an.
Ce chiffre élevé ayant inquiété l’opinion, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de changer son fusil d’épaule. Pour ne plus être accusé de dissimuler ses statistiques, il les publie désormais chaque année. Mais les nouvelles données sont beaucoup moins parlantes que celles de Signa.
L’enquête qui a succédé à Signa, Sivis, obtenue à partir d’un échantillon représentatif de 1 000 établissements, ne donne plus de chiffres bruts, mais des pourcentages.
Tout au plus, dans la note d’information 08.34 publiée en décembre 2008, apprend-on ce qu’on savait déjà, à savoir que la violence touche principalement les collèges et les lycées professionnels, surtout s’ils sont situés en zone d’éducation prioritaire (ZEP), mais l’information est publique, accessible à chacun par un simple téléchargement. Les résultats sont les suivants :
En 2007-2008, les établissements publics du secondaire ont déclaré en moyenne 11,6 incidents graves pour 1 000 élèves, dont 4 en lycée d’enseignement général et technologique (LEGT), 13 en collège et 15 en lycée professionnel.
Ces chiffres ne vous parlent pas ? C’est normal. Au contraire de ceux dévoilés par Le Point en 2006, ils laissent à penser que la violence est un phénomène bénin, puisque ultra-minoritaire.
Quels sont les établissements concernés ? Impossible à savoir… Y a-t-il plus d’incidents d’une année à l’autre ? Mystère…
Or, comme l’avait révélé l’enquête Signa, la violence, si elle ne concerne heureusement pas tous les établissements de manière significative, est chronique dans certains collèges et lycées.
Le fait que l’Éducation nationale ait remplacé Signa par Sivis après une controverse portant sur la sécurité dans un certain nombre d’établissements laisse à penser qu’elle préfère « casser le thermomètre », plutôt que de permettre aux parents de savoir quels établissements sont à éviter.
Roman Bernard

Dessin d'Éric Galland
Toute ressemblance avec Philippe Meirieu serait purement fortuite.
Question de Christian Vanneste, député du Nord, au ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, publiée au Journal officiel le mercredi 3 novembre :
M. Christian Vanneste alerte M. le ministre de l’Éducation nationale sur l’effet désastreux dans l’opinion de cette idée d’envisager, même à titre expérimental, une récompense financière pour une classe dont les élèves renonceraient à l’absentéisme. Aussi il lui demande ce qu’il compte faire pour mettre fin à cette fâcheuse innovation et lui demande au contraire de lui indiquer les mesures qu’il compte prendre dans l’intérêt de tous pour valoriser et récompenser le mérite et l’effort dans l’acquisition des connaissances chez les élèves.
Le député du Gard Étienne Mourrut a interrogé par écrit le ministre de l’Éducation nationale, le mardi 20 octobre dernier, sur les propositions de SOS Éducation pour lutter contre la violence à l’école :
