Archive pour février 2011

McKinsey&Co : Comment passer de « bon » à « très bon » ?

14 février 2011

« Les clés de l’amélioration des systèmes scolaires » est le titre du nouveau rapport publié par McKinsey & Company.

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Comment un système scolaire « bon » devient-il « très bon » ? Et comment un système « très bon» devient-il « excellent » ? C’est le thème du nouveau rapport.

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Afin de répondre à ces questions, McKinsey a étudié une vingtaine de systèmes scolaires dans le monde, à tous stades de performance, mais dont le point commun était d’avoir réalisé des progrès significatifs et durables.

McKinsey a ensuite examiné comment chacun de ces systèmes avait réussi à progresser dans leur niveau de performance. Nous avons ainsi mené près de 200 entretiens avec les acteurs des réformes de ces systèmes, et analysé 600 mesures mises en oeuvre dans une vingtaine de systèmes scolaires de niveaux très différents.

A partir de cette base, il a été possible d’identifier les éléments de réforme pertinents pour chaque stade de performance, pour passer d’une performance faible à une performance correcte, puis bonne, très bonne, et enfin excellente.

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Quel que soit son point de départ, un système scolaire peut nettement progresser en quelques années

Alors que les résultats des élèves ont stagné ou régressé au cours des dix dernières années dans beaucoup de pays, les systèmes analysés dans cette étude ont tous connu des progrès significatifs en l’espace de quelques années : de l’ordre d’un semestre d’équivalent année scolaire.

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En Europe comme en France, la première priorité est le renforcement des pratiques pédagogiques et la transmission des savoir-faire entre
les enseignants sur le terrain, clé du progrès

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Deuxième priorité : plus le niveau de performance des systèmes est élevé, plus les marges de manœuvre laissées au terrain doivent être grandes

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L’enjeu pour la France : passer de “bon” à “très bon”

Si l’on s’en réfère aux classements internationaux de référence, l’enjeu pour la France est de passer du niveau “bon” au niveau “très bon” puis “excellent”, tout en assurant l’homogénéité de ce niveau sur l’ensemble de son territoire.

Pour répondre à cet enjeu, les grands principes se dégageant de cette étude et les leviers de progression identifiés semblent pouvoir s’appliquer à la France, avec deux priorités : renforcer le développement professionnel des enseignants et leurs pratiques pédagogiques sur le terrain par un travail au sein des équipes d’enseignants et en partageant les bonnes pratiques ; accroître les marges de manœuvre au niveau des rectorats, des établissements ou groupes d’établissements, notamment en termes de capacité d’innovation et de prise d’initiatives pédagogiques.

Télécharger le résumé du rapport McKinsey

Trois questions à…

11 février 2011

La revue parlementaire a interrogé Olivia Millioz, responsable de la communication de SOS Éducation.

Qu’avez-vous pensé des résultats de la France dans la dernière édition du rapport PISA ?

Depuis le lancement de l’enquête PISA, il y a dix ans, les performances de la France n’ont cessé de baisser. Ces très mauvais résultats devraient nous faire réagir, or les politiques ne font rien. Il faut savoir que 40 % des enfants n’arrivent pas à lire correctement en sortant du primaire. Cette situation a été constatée par de très nombreux rapports sur la question : l’école française n’apprend plus à nos enfants à lire et écrire correctement.

Quelles sont les causes de cette situation ?

Il y a un problème de méthode d’apprentissage de la lecture, mais le dire c’est soulever l’un des plus grands tabous du moment. Beaucoup d’écoles refusent de faire le choix de la méthode syllabique. Il n’y a qu’à ouvrir les manuels actuellement en vigueur pour s’en convaincre. On reste sur une approche globale qui a d’ailleurs des conséquences néfastes sur l’apprentissage des autres matières. En mathématiques, par exemple, ces difficultés en lecture posent problème dans la compréhension des énoncés.

Pourriez-vous proposer 3 mesures pour remédier à cette situation ?

Il faut tout d’abord mettre en œuvre une action parlementaire en faveur de l’approche syllabique. Des études menées au Royaume-Uni qui viennent d’être publiées ont montré que les écoles utilisant cette méthode avaient des meilleurs résultats en lecture, indépendamment de la situation sociale des élèves. Les auteurs de cette initiative ont eux-mêmes été surpris des résultats obtenus. D’autre part, il faut faire en sorte que l’on identifie au sein des écoles les bonnes pratiques, ce qui suppose plus de transparence. Demandez aujourd’hui quelle méthode est utilisée dans l’école de votre enfant, vous obtiendrez rarement une réponse claire. Enfin, il faut aller vers une autonomie plus grande des établissements. Il est urgent de doter les écoles d’une vraie direction qui soit incarnée. Or actuellement, les professeurs d’écoles primaires ou de collèges reçoivent des messages brouillés et contradictoires de la part de leurs différentes instances hiérarchiques. Les discussions sur l’école ont trop souvent été monopolisées par des utopistes. Il est important de dépassionner ce débat afin de gagner en efficacité pour les enfants.

Article tiré de La revue parlementaire – Janvier 2011

 

 

 

 

 

Vous pouvez également retrouver l’interview sur le site Méthode syllabique.

Un député de plus pour la méthode syllabique

10 février 2011

Madame le député Valérie Rosso-Debord (Meurthe-et-Moselle) remet en avant la question de la méthode syllabique.

Voir la question écrite

Aller sur le site Méthode syllabique

Nos professeurs souffrent trop

9 février 2011

En direct de la salle des profs…

Les professeurs qui travaillent en zone violence, RAR et autres réseaux prioritaires souffrent toujours autant.

De quoi ? De l’indiscipline au quotidien. Ils souffrent d’une lutte sans merci qu’ils livrent chaque jour pour pouvoir dégager 10, 20 voire 30 minutes par heure où enfin ils se consacrent à leur métier : enseigner, apprendre aux élèves, les tirer vers le haut.

Chaque jour les professeurs luttent. Ils ne restent pas sans rien faire. Au contraire. Ils développent des systèmes D, s’organisent entre eux. « Moi, je fais cours porte ouverte, on s’est organisé par pallier. On est huit collègues, on fait tous cours porte ouverte. Quand on entend que cela va mal dans la classe de son voisin. On intervient. », témoignait hier un professeur à la réunion du groupe de travail sur la violence à l’école qui s’est tenue dans les locaux de SOS Éducation.

Une autre de souligner : « J’arrive à faire cours à peu près normalement. Mais je suis un vrai sergent-chef. Je suis odieuse. Je me déteste moi-même. Je sur-joue ».

Pour ces professeurs, qui sont chaque jour en première ligne, être autoritaire est une question de survie. Ils ne sont pas en train de se demander si c’est trop ou pas assez.

Mais ils ne se sentent pas suivis. On (administration, chef d’établissement, ministère, inspecteurs, parents,…) leur laisse gérer le problème seul. C’est à eux que revient de trouver la solution ! Et si justement ce n’était pas si simple.

Que fait le chef d’établissement ? Il compte. « A partir de maintenant, il nous est interdit de faire des conseils de discipline. On est début février et on a déjà atteint notre quota. Alors on nous demande de faire le canard », témoigne un professeur.

Que fait le ministre ? Il tergiverse. Plus de 140 députés ont soutenu les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation. Ils comprennent combien il est important de soutenir les professeurs, combien il est urgent d’établir toutes les conditions permettant d’asseoir leur autorité. Mais voilà, ce que l’on finit parfois par considérer comme secondaire sur le terrain est par contre particulièrement efficace dans les arcanes du ministère : les forces syndicales. Elles font de la résistance et vident petit à petit tous les textes en préparation sur la question des sanctions de leur contenu.

Les services du ministère ont élaboré un décret qui vise à rendre le recours à la sanction en cas de problème évident pour tout le monde – même si dans le même temps il demande de ne plus exclure les élèves au-delà de huit jours et donne du même coup l’impression de demander tout et son contraire. Mais focalisons-nous un instant simplement sur les aspects positifs de ce texte et non sur ses ambigüités ; il fait en sorte que la sanction devienne bel et bien automatique dans le cas où un professeur est agressé verbalement, agressé physiquement ou dans le cas où un élève récidive. Annoncé à grand renfort de trompettes, à la une de tous les journaux à la fin du mois d’août dernier, juste avant la rentrée scolaire 2010-2011, il aurait pu être un début de signal. Qu’en est-il au final ? Les professeurs n’en ont même pas entendu parler ! Normal, il est toujours dans les cartons. Mais qu’attend le gouvernement ? De nouvelles dépressions, démissions, suicides … d’autres agressions … Non, depuis des mois le texte est discuté et rediscuté au Conseil Supérieur de l’Éducation, instance exclusivement consultative. La dernière « concertation » a duré plus de dix heures ! Syndicats de professeurs, syndicats de lycéens et fédérations de parents s’appliquent à détricoter savamment les quelques bases que le Ministre hésite encore à poser.

Résistez, Monsieur le Ministre. Les professeurs ont besoin d’être soutenus. Ayez le courage de déclarer l’indiscipline grande cause de l’Éducation Nationale en 2012 puisqu’en 2011 le créneau est déjà occupé. Vous donneriez enfin un message positif aux professeurs. On ne peut pas faire de la discipline à l’école un sujet tabou. Pour que cela fonctionne, les mêmes positions fondamentales doivent être partagées par tous. L’heure ne doit pas être à la compassion ou la réflexion mais à l’action. Aller à l’école est une chance et doit le rester, encore faut-il pour cela que les professeurs puissent enseigner. Établir des limites, préserver les conditions d’enseignement, faire que chacun partage les mêmes exigences de respect des adultes est urgent. Certains élèves ne connaissent que la loi du plus fort. Être une racaille, est un compliment à leurs yeux. Il est de notre devoir de leur apprendre autre chose dans les meilleures conditions pour tous.

Accès à l’observatoire des violences à l’école

Nouveau groupe de travail sur la violence à l’école

8 février 2011

Ce soir un nouveau groupe de travail va se réunir dans les locaux de SOS Éducation. 8 professeurs seront autour de la table pour faire le bilan depuis la rentrée de septembre et monter d’autres actions.

Les choses ont-elles évolué ? C’est ce que semble dire l’UMP et le gouvernement considère avoir traité le problème…

Il y a eu des petites avancées correspondant aux 8 mesures contre la violence à l’école. Mais ces avancées sont-elles suffisantes ? La discipline à l’école reste encore un tabou… Maintenant que 144 députés soutiennent les 8 mesures contre la violence à l’école, il faut passer à la vitesse supérieure.

Violence à l’école, la tragédie continue

7 février 2011

Le 4 Février 2011, Langres : Un lycéen de 16 ans reçoit un coup de couteau à la gorge. Ses jours ne sont pas en danger. L’agresseur, un “camarade” au profil psychologique “très fragile” s’est rendu et a été placé en garde à vue.

Le 3 Février 2011, Bonneuil-sur-Marne : Une bouteille remplie d’acide a explosé à proximité d’un professeur alors que celui-ci se rendait au collège. Les cours ont été arrêtés toute la matinée pour reprendre l’après-midi (sport).

Retrouvez l’observatoire des violences scolaires 2010/2011 sur le site de SOS Éducation.

[Assemblée nationale] Prix et récompenses

3 février 2011

Le député Jean-Claude Bouchet avait posé une question écrite au sujet des Prix et récompenses, la dernière des 8 mesures contre la violence à l’école.

Le ministre y répond.

[Assemblée nationale] Réponse au sujet des cours de civisme

3 février 2011

Le député Jean-Claude Bouchet avait posé une question au sujet des cours de civisme, la 4e des 8 mesures contre la violence à l’école.

Le ministre y répond.

 

[Assemblée nationale] Et la méthode syllabique ?

3 février 2011

Encore une question écrite à l’Assemblée nationale au sujet de la méthode syllabique, du député Jean-Pierre Nicolas.

Selon nos sources (des professeurs des écoles et des orthophonistes), les méthodes globale et à départ global (ce qui revient au même, puisque le pli est pris au début de l’apprentissage) sont toujours massivement utilisées, dès la maternelle. Quand va-t-on se décider à utiliser des méthodes qui marchent ?


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