Archive pour mars 2011

La méthode syllabique secoue l’Assemblée

16 mars 2011

Cela faisait longtemps que cela n’était plus arrivé. Luc Chatel voit les questions écrites s’accumuler sur son bureau au ministère de l’Éducation nationale. Et devinez sur quoi ? La méthode syllabique ! Va-t-on enfin opter pour la méthode syllabique dans nos écoles ?

Alors que tout le monde croyait que le débat était clos, enterré, terminé, des députés ont osé lui demander ce qu’il comptait faire, dans la pratique alors que 40 % des élèves qui sortent de l’école primaire éprouvent de grandes difficultés en lecture, écriture et calcul. Entend-il oui ou non favoriser l’apprentissage par la méthode syllabique ?

Cette méthode a fait ses preuves et fait toujours ses preuves en Finlande notamment, pays qui occupe les premières places de tous les classements internationaux. Les méthodes éducatives finlandaises sont admirées par nos élites qui pourtant refusent encore de les copier sur ce point crucial. Or les petits Finlandais ne sont jamais passés par autre chose que par la méthode syllabique pour apprendre à lire. Les Anglais, qui comme nous n’ont pas su résister à l’appel de la méthode globale, sont en train de faire leur révolution, progressivement – et ce n’est pas facile. Pour sortir de l’impasse, ils promeuvent à nouveau la méthode syllabique, enquêtant dans les écoles du Royaume qui obtiennent les meilleurs résultats dans l’apprentissage de la lecture et mettant en avant que toutes utilisent une méthode syllabique.

Que comptons-nous faire en France ?

Depuis que SOS Éducation a relancé le débat avec la création de son site en faveur de la méthode syllabique le 6 décembre dernier, les lignes bougent à nouveau et le Ministre va devoir déjà au moins répondre à une rafale de questions écrites sur le sujet.

Mardi 21 décembre : première vague

Six députés passent à l’action, Élie Aboud, député de l’Hérault, Patrick Beaudoin, député du Val-de-Marne, Jean Grenet, député des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Claude Lenoir, député de l’Orne, Jean-Marc Roubaud, député du Gard et Éric Straumann, député du Haut-Rhin.

Extrait : M. Jean-Claude Lenoir attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, sur la campagne de mobilisation engagée par SOS Éducation en vue de promouvoir la méthode syllabique. Les promoteurs de cette campagne font valoir le pourcentage excessivement élevé de petits Français qui quittent l’enseignement primaire sans savoir lire ni écrire du fait des méthodes employées pour leur apprendre ces fondements[...]

Depuis la pression continue savamment et sûrement, avec de nouvelles questions écrites qui posent la même question :

- Bernard Perrut, député du Rhône, est intervenu le 11 janvier ;
- Antoine Herth, député du Bas-Rhin et Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, le 18 janvier ;
- Jérôme Bignon, député de la Somme, le 25 janvier ;
- Jean-Pierre Nicolas, député de l’Eure, le 1er février ;
- Valérie Rosso-Debord, député de la Meurthe-et-Moselle, le 8 février ;
- Philippe Meunier député du Rhône, le 22 février et
- jusqu’à Patrick Lemasle, député de la Haute-Garonne, ce mardi 8 mars.

Cette dernière intervention, de Patrick Lemasle, permet de donner une nouvelle orientation à cette question. Le débat dépasse maintenant les clivages politiques et les clans qui peuvent exister en matière d’éducation, sujet particulièrement « clivant », comme le concèdent les spécialistes. En effet, tous les députés qui étaient intervenus jusqu’alors appartenaient à la majorité présidentielle, Monsieur Lemasle est socialiste.

Le Ministre répondra-t-il à ces questions ô combien importantes dans un mois, deux mois un an ?

L’équipe de SOS Éducation se tient à sa disposition pour apporter tout complément d’informations nécessaires à sa réflexion et notamment souligner comment le service d’inspection anglais a décidé d’aborder le sujet de manière positive. Ils n’ont cherché à forcer personne, au contraire, ils cherchent juste à encourager les bonnes pratiques, à donner des repères aux professeurs qui sont assez peu guidés dans leur démarche. Les Anglais démontrent que la méthode syllabique est efficace auprès de tous les publics : qu’ils s’agissent d’enfants dont les parents ont un anglais parfait ou d’enfants dont les parents n’en parlent pas un mot.

Contrairement aux idées reçues, l’école peut beaucoup si elle s’y met vraiment et les mêmes méthodes peuvent convenir à des publics extrêmement différents.

Pour tout complément d’information sur le sujet, consultez notre site Pour la méthode syllabique.

Cliquer ici pour accéder à l’étude de l’inspection anglaise.

L’intérêt de l’enfant [courrier de membre]

15 mars 2011

La crise de l’école est flagrante, généralement reconnue, mais le constat n’apporte aucun remède stable.

Ce n’est pas une question de moyens mais d’idéologie, de mentalité, de personnalité. Une prise de conscience collective et une remise en cause dans l’intérêt de l’enfant réel (souvent perdu de vue) seraient bien nécessaires.
Sans chercher midi à 14 heures, le premier ordinateur à mettre en route de manière simple, rationnelle et progressive, c’est le cerveau de l’enfant… recette des anciens, employée avec succès ; avec de pauvres moyens, c’était du solide et l’on doit être mieux armé pour assimiler les fantaisies qui suivent !

Dans une situation complexe, il faudrait que chacun s’y mette et ne travaille pas à l’envers, en révolution d’adultes permanente.

Un membre de SOS Éducation

Pédophobes

14 mars 2011


Cet article est repris du site L’observatoire du laxisme à l’école, écrit par Daniel Faivre.

Vous pouvez, comme lui, nous proposer vos articles sur le thème de l’éducation, de la violence à l’école, des méthodes de lecture

Il faut vraiment détester les enfants, à tout le moins les craindre, pour les obliger, à l’encontre d’une tradition séculaire, à comprendre le mot avant de le lire. Comme si on imposait au danseur une réflexion préalable avant chacun de ses pas ! Plus vicieux encore : on l’invite à construire lui-même son propre apprentissage de la lecture selon ses centres d’intérêt, son moi-jeune ! Ainsi au CP, comme plus tard au collège, même prétention pédagogique, même démission de l’adulte (Oh, le vilain mot !) face à l’enfant roi. Conséquence : en 1996 le ministère constate que seuls 17% des élèves de CE2 lisent bien ; 15 % sont illettrés ; le reste en difficulté.

Restons caustiques : si nos réformateurs successifs ont hissé l’élève sur un piédestal ces dernières décennies, c’est pour mieux le réduire, l’abêtir. Le plus tôt possible. Voir notre article Dès la Maternelle. On poursuit au CP en le faisant entrer dans la langue par le sens, un sens unique comme la pensée du même nom, faisant injure au poète.

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue

Croit-on que la célébrité de cet alexandrin racinien tient à son sens, à ce que Phèdre nous dit de son trouble amoureux devant son beau-fils ? Non ! C’est sa traduction musicale qui nous ravit, en exprimant formellement, charnellement, ce trouble : son rythme ternaire, son effet d’onde,( – 3 3 6- ); les flutes de ses voyelles accentuées (assonance en [i], final en [u])…Bref, c’est son chant qui est beau.

Enfin ! La secte réformatrice de Philippe Meirieux et consorts ignore-t-elle Ferdinand de Saussure et son Signifiant / Signifié ? Faire l’impasse sur l’image acoustique d’un mot, sa phonie, sa musique, sa saveur, perçue avant son sens ! D’autant que celui-ci est souvent polysémique ; qu’ils relisent S/Z de Roland Barthes ! C’est ignorer les dispositions ludiques de l’enfance.

Nabuchodonosor. Avant d’être un roi Babylonien, il déploie majestueusement et comiquement ses six syllabes, avec son assonance martelée en [o] qui rebondit à l’infini, déclenchée par une surprenante occlusive [ch] , et qui s’ouvre enfin dans le faste de son [or]. Les poètes Desnos et Rimbaud s’en amusaient. Un enfant de six ans doit pouvoir en faire de même.

Gilles de Robien, ministre de l’Éducation nationale (de droite), voulut arrêter le massacre de la lecture globale ou semi-globale, en 2006. Tollé des syndicats (de gauche ; malgré la condamnation d’un Jacques Lang qui la juge, en 2001 « catastrophique »). Ainsi va son train train, la guerre civile française…

Les instituteurs « résistèrent » donc, au nom du Progrès et de la fraîcheur enfantine. Se rendaient-ils compte que, ce faisant, ils accroissaient les injustices :
- d’abord parce que les enfants « bien nés » ont appris à lire chez eux avant le CP.
- Ainsi peuvent-ils enrichir leur vocabulaire de mots nouveaux, surprenants, mystérieux.
- Enfin parce qu’ils jouent avec la langue sans effort, sans les crispations de la devinette, sans esprit de méfiance.

A tous les niveaux – élémentaires, collégiens, lycéens- l’idéologie a fait basculer l’Éducation Nationale dans le tri sélectif. En faisant un sort aux valeurs traditionnelles de Transmission et d’Autorité, on a favorisé un élitisme de privilégiés, des beaux quartiers, de centre ville ou du privé chic, au détriment bien sûr du Vulgum Pecus.

Super Pédago = Super Positif

11 mars 2011

Assurez-vous de l’objectivité de Super Pédago sur notre site contre la violence à l’école.

Les rendez-vous parlementaires continuent

10 mars 2011

Olivia Millioz, directrice de communication aux côtés de Olivier Jardé.Après avoir rencontré Michel Terrot, député du Rhône et Joëlle Ceccaldi-Reynaud, député des Hauts-de-Seine, la semaine dernière, les représentants de SOS Éducation rencontraient cette semaine Olivier Jardé, député de la Somme, vice-président de la commission éducation à l’assemblée.

L’essentiel de l’entretien a porté sur la violence à l’école  (Plus de 140 députés soutiennent les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation). À l’occasion de cet entretien, SOS Éducation a rappelé une fois encore que malgré les annonces de Luc Chatel, malgré les états généraux de la sécurité à l’école qui se sont tenus il y a presque un an maintenant, dans les classes rien n’a changé. Cette année 2010-2011 se passe comme les précédentes. On demande aux professeurs de régler tous les problèmes, sans pour autant leur donner les moyens réglementaires de le faire ; on les laisse seuls face à des situations et des conflits qui peuvent être graves. Certains élèves arrivent en cours avec la haine du professeur.

Pour le moment, aucune mesure n’a été prise pour leur permettre de faire respecter leur autorité dans les classes et les appuyer, les épauler. Chaque rendez-vous parlementaire est l’occasion pour l’association de rappeler aux élus ce que vivent les professeurs au quotidien, leur souffrance.

Aujourd’hui, outre ses huit mesures, SOS Éducation demande que la commission éducation de l’assemblée nationale se saisisse du sujet et crée une mission parlementaire sur l’autorité des professeurs : le sujet doit être porté sur la place publique et non enterré dans un décret que le ministre a sur son bureau depuis 9 mois et qu’il n’a toujours pas signé (en plus il aura du mal à signer sans l’édulcorer tant les pressions diverses et variées sont fortes !)

Le décret en souffrance sur le bureau de Luc Chatel

Le site de SOS Éducation

Les huit mesures de SOS Éducation

Question écrite : apprentissage de la lecture

9 mars 2011

M. Patrick Lemasle appelle l’attention sur les débats qui ont actuellement lieu sur les deux méthodes d’apprentissage de la lecture au cours préparatoire, à savoir la méthode syllabique et la méthode globale.

Voir la question écrite de Patrick Lemasle

Allez sur le site Pour la méthode syllabique

« Le drame des méthodes d’enseignement est bien plus profond encore ! »

8 mars 2011

Monsieur Jean-Claude Weinstein a enseigné 43 ans à l’école publique. Instituteur en CP pendant une partie de sa carrière, il a appris à lire à un demi-millier d’élèves. Aujourd’hui membre de SOS Éducation, il soutient l’association mais estime que « le drame est bien plus profond encore ».

Olivia Millioz : Pourquoi y a-t-il 40 % des élèves qui arrivent aujourd’hui en sixième sans connaître les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul ?
J.-C. Weinstein : La méthode globale a fabriqué massivement des échecs. De plus, elle fait s’épanouir les dyslexies (un cas, parfois deux par classe). En l’évitant, j’ai appris à lire à un demi-millier d’élèves. Avec la méthode syllabique (b.a.-ba), enrichie des apports de Borel-Maisonny (associer un geste à chaque son), il n’y a pas d’échec. En principe, l’ancien ministre de l’Éducation Gilles de Robien avait insisté sur ces points : a-t-il été suivi ? Non, la haute administration de l’Éducation nationale, obéissant aux syndicats, a rédigé des textes d’application qui vidaient la réforme de son contenu.

O.M. : Redresser nos écoles est-il encore possible ? Que préconisez-vous ?
J.-C. W. : Dictées, conjugaison, grammaire, retour aux priorités. Oui au calcul mental et aux tables. Il n’y a pas de calcul mental sans maîtrise des tables : elles sont l’alphabet du calcul. Quant aux grandes dates de l’histoire de France et de l’Europe, elles sont indispensables sous peine de construire un édifice sans ossature qui très vite s’effondre et tombe dans l’oubli.
Par la suite, au lycée, comment situer les étapes, l’ordre des civilisations, des mouvements littéraires ? C’est le seul moyen, à l’aide de repères datés, d’avoir une vue ordonnée du passé, de l’histoire. C’est la mémoire qui fournit les éléments sur lesquels s’exerce la réflexion.

O.M. : L’indiscipline qui règne dans beaucoup d’écoles pose-t-elle problème ?
J.-C. W. : L’indiscipline, la grossièreté, les dégradations, la violence : l’ampleur des actes est bien plus considérable qu’on ne le dit. Pourquoi ? Parce que l’enseignant victime de ces actes se tait, au moins neuf fois sur dix. En effet, l’administration (la hiérarchie) considère comme un gêneur celui qui se plaint. Il porte atteinte à quelque chose d’essentiel dans l’Éducation nationale : tout doit aller bien aux yeux de l’opinion publique… Les conséquences sont évidentes : les premiers actes non sanctionnés font tâche d’huile et se répandent dans les établissements au recrutement difficile.
Quelle sanction appliquer ? L’exclusion pour trois jours ? Le jeune voyou ne demande que cela ! La sanction doit être immédiate. Si l’enseignant réagit en secouant un élève gravement incorrect, c’est lui qui sera sanctionné par l’administration, et par les parents qui portent plainte pour violences à enfant. Ces petits voyous qui bravent l’autorité sont ainsi devenus des modèles pour certains de leurs camarades. C’est grave.

O.M. : Que faire ?
J.-C. W. : Il n’y a pas de solution miracle. Cependant, une réaction globale, immédiate de tous les enseignants d’un établissement serait une réaction forte et déjà efficace. Rappelons qu’au début de l’école primaire obligatoire, on insistait sur la formation morale : un quart d’heure chaque matin pour former les consciences. Pour la majorité des enseignants d’aujourd’hui, c’est ringard !!! Étonnons-nous que beaucoup de jeunes n’aient plus de repères.
Il existe aussi des raisons fondamentales à ces comportements. Depuis le collège unique de M. René Haby, tous les enfants sont scolarisés jusqu’à seize ans dans un tronc commun. Une petite partie est orientée en cours de scolarité en lycée professionnel, ce qui est bien.
Mais innombrables sont les élèves non motivés, accusant de gros retards, sans les bases nécessaires, ayant de gros problèmes familiaux ou autres. Ils sont en révolte contre ce qu’on leur impose. La réponse est ici évidente : il est urgent d’abolir le collège unique ! La plupart de ces élèves s’épanouiraient dans une formation professionnelle ou un apprentissage. Les classes seraient plus calmes, plus homogènes, l’enseignement plus efficace pour tous. Ce serait une mesure positive contre la pire des choses : l’échec scolaire. Je ferai une remarque supplémentaire pour montrer l’incroyable sottise du système : l’inspecteur – quel qu’il soit – qui rédige un rapport et donc juge la valeur du travail d’un enseignant, ne revient jamais en fin d’année pour estimer la valeur des résultats atteints, la qualité des méthodes utilisées… leur rôle est donc de faire appliquer des méthodes élaborées par des théoriciens qui n’ont jamais enseigné, jamais testé les démarches proposées. On vit dans l’absurde, dans l’irrationnel.
Pour conclure, le travail de SOS Éducation est utile et vous avez mille fois raison. Le drame est à mes yeux bien plus profond encore !

Retrouvez toutes les informations sur les méthodes d’apprentissages sur le site Pour la méthode syllabique

Si la lecture nous était contée…

7 mars 2011

Notre rencontre avec des orthophonistes à l’occasion d’un groupe de travail que nous avons organisé dans les locaux de l’association a beaucoup marqué l’équipe de SOS Éducation. Très impliquée dans les méthodes d’apprentissage de la lecture, l’une d’entre elles a notamment souligné l’importance et l’utilité des comptines que les enfants apprennent dès leur plus jeune âge.

« Chanter des comptines structure le rythme du langage. En frappant la comptine l’enfant prend peu à peu conscience de la syllabe, élément de base de la lecture en français. Chanter des comptines prépare donc à l’apprentissage de la lecture en mettant en place la syllabe. », nous a confié Anne-Sophie Dalmas, orthophoniste à Paris.

Prochaine réunion du groupe de travail sur la lecture : jeudi 24 mars à 19h.

Lieu : SOS Éducation, 120 boulevard Raspail, 75006 Paris

Pour y participer l’inscription préalable est obligatoire : renseignements auprès d’Éric Galland au 01.45.81.93.20. ou sos.education75@gmail.com

Pour la méthode syllabique

Dernière réunion du groupe de travail pour la méthode syllabique.

Super Pédago : 100 % MG*

4 mars 2011


* Méthode Globale

 

Retrouvez tous les détails du détecteur de Méthode Globale sur

http://soseducation.com/methode-syllabique/

Halte au sketch !

3 mars 2011

Vous trouverez ci-après le témoignage d’un membre de SOS Éducation réagissant à l’action que nous avons menée pour maintenir les notes à l’école. Certains en effet – et non des moindres, mais des personnalités comme Axel Kahn et Marcel Ruffo – ont proposé de supprimer tout simplement les notes à l’école primaire…Rappelez-vous, être noté ne vous aurait-il pas traumatisé dans votre enfance ?

 

Extrait du Téléstar du 6 décembre 2010

 

 

 

 

 

Les faits
Aussi incroyable que cela puisse paraître des personnalités éminentes comme Axel Kahn, grand généticien, Marcel Rufo, très médiatique pédopsychiatre se sont laissés prendre au jeu d’une association étudiante proche d’un petit groupe de militants très politisés. Sous couvert de lutte contre l’échec scolaire, ils ont lancé un appel qui détruit les derniers restes de notre école primaire. Encore une fois, c’est au nom de la lutte contre l’élitisme qu’ils livrent ce combat ! Avoir supprimé les classements, ne permettre aux professeurs des écoles de n’utiliser dans leur notation que A, B, C (ni D, ni E ne sont désormais admis, trop traumatisants) ne leur suffit pas. La déconstruction de l’école doit être totale.

L’avis de SOS Éducation : les notes sont une nécessité
Si l’on veut agir et aider les enfants en difficulté, il est nécessaire que les parents, les professeurs et les enfants eux-mêmes sachent où ils en sont, quel est leur niveau réel. Les positions de SOS Éducation ont été reprises dans les médias, les représentants de l’association entendus. Téléstar a même repris notre combat, lui donnant ainsi une audience dans plus de 2 millions de foyers. SOS Éducation ne le répétera jamais assez : les notes sont un moyen de suivre l’enfant, elles sont un moyen de savoir où il en est pour pouvoir agir.

Le témoignage
Je suis 100% d’accord avec l’action de SOS Éducation et bien sûr, pour le « non » à la suppression des notes. Les sports, nous dit-on, passionnent les jeunes… Quand ce n’est pas par points, les résultats des compétitions sportives sont jugées au centième de seconde, tandis que, en ce qui concerne l’éducation, les acquisitions intellectuelles, la formation des esprits (à l’esprit critique notamment), pas question de mettre des notes !

L’article de Téléstar
Pétition de SOS Éducation contre la suppression des notes
Pour la méthode syllabique – site de SOS Éducation


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