Les ravages des méthodes semi-globales : témoignage d’une mère de famille

La méthode globale ou semi-globale est une catastrophe et elle est toujours d’actualité dans les écoles. Je n’en reviens pas que quelqu’un puisse affirmer le contraire !

J’ai 3 enfants. Ma fille aînée de 21 ans ne sait pas écrire, dyslexique depuis la primaire; mon fils, 20 ans, idem, alors qu’au sein de nos deux familles, personne n’a souffert de problème d’apprentissage auparavant. L’Éducation nationale s’est opposée au redoublement en CP que je souhaitais pour ma fille. Elle est passée en CE1 en dépit de son illettrisme. C’est une catastrophe éducative mais surtout psychologique. Pendant 2 ans, elle était l’élève trop lente et idiote.

Par chance, mon troisième enfant a suivi sa scolarité à l’étranger et a appris à lire en anglais avec la méthode syllabique. De mon côté, je lui apprends à écrire en français. À 10 ans, elle fait moins de fautes que ses aînés et ne souffre d’aucune dyslexie !

Ma mère, âgée aujourd’hui de 75 ans, a quitté l’école avant 16 ans et ne fait aucune faute, ma grand-mère non scolarisée, qui a appris à lire dans les champs avec un prêtre, non plus ! Cherchez l’erreur… Je suis profondément choquée que mes enfants soient plus ignorants que la génération de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents !

Christine

24 réponses à “Les ravages des méthodes semi-globales : témoignage d’une mère de famille”

  1. anne dit :

    Je suis enseignante en collège, et je constate que mes élèves de 6e annonnent leur lecture, alors qu’ils sont censés lire couramment de courts romans! Quand à l’orthographe et la ponctuation… n’en parlons pas! Or tout est lié…

    Alors pourquoii? Quelques éléments de réponse:

    – trop peu de français en primaire (lecture, écriture de textes…) par rapport à d’autres matières annexes (biologie, histoire, informatique) et trop peu de travail répétitif (lectures, dictées…) et individualisé. Et pourquoi? Classes surchargées, manque de temps des institutueurs, et peut-être aussi, manque de savoir et de volonté de leur part (parfois!)…; et cette maudite idée qu’il faut faire “original” pour plaire aux inspecteurs, et que tout doit partir de l’élève!

    - je me souviens de ma mère, institutrice, que je j’ai vu un jour (dans les années 1980) revenir à la maison catastrophée lorsqu’on lui a annoncé qu’elle devrait désormais apprendre à lire à ses CP avec la méthode globale, à laquelle elle ne comprenait rien (et comme elle avait raison!), alors qu’elle avait TOUJOURS réussi à apprendre à lire à TOUS SES CP (et elle n’était pas une institutrice brillante et bien notée!) avec la méthode syllabique. Et c’est là que j’ai compris la violence de l’institution, qui empêche ses enseignants d’enseigner comme ils savent le faire! A 50 ans, on lui demandait de ne plus savoir travailler!

    Quant à moi, professeur de français, je persiste à penser que l’on a tué le français lorsque l’on a laissé le choix aux élèves de ne plus faire de latin obligatoire en 5e et en 6e, et lorsqu’on a alourdi la charge de travail des enseignants de français, en leur faisant porter la responsabilité de 4 classes (et bientôt 5) au lieu de 3 (avec toutes les heures de français en moins que cela comporte pour l’élève: comparez un service à 20h avec 3 classes: plus de 6h par classe, et avec 5 classes: 4h élève! Et cela fait la diff…) Et je sais que si je fais des dictées, mon inspection décrètera que pendant ce temps, je ne travaille pas, et que c’est parce que je ne sais pas quoi faire, que je fais des dictées (véridique) ! Idem si j’essaie de donner du vocabulaire aux enfants à l’aide de fiches structurées: non, non, tout doit partir d’eux!!! Ce qui n’est pas faux, mais avec des limites, car ils ne peuvent trouver ce qu’ils ne savent pas!

    Alors je résiste, vaille que vaille, bon an mal an, en faisant le dos rond, et en essayent modestement, malgré (aussi) mes échecs, de fournir un travail honnête… Mais je suis perplexe, car voici qu’il me faut apprendre à lire à des enfants de 11 ans!

  2. ROGER dit :

    Merci à Anne de ce témoignage ! Je crois qu’il n’y a rien à rajouter !

  3. THEO dit :

    Sleon une édtue de l’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dans un mtos n’a pas d’ipmrotncae,la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe mias le mot comme un tuot.

  4. CedricA dit :

    Je pense pour ma part qu’il y a des éléments utiles dans ce que vous appelez semi-global. La problématique c’est l’usage qu’en fait l’enseignant.

    J’avais écrit un billet sur le sujet lorsque mon fils est entré en CP, je n’en changerais pas une virgule: http://www.cedric-augustin.eu/index.php?post/2006/10/21/18-methode-globale

  5. AdLib dit :

    Non, je ne crois pas du tout que cela dépende de l’usage qu’en fait l’enseignant : c’est le principe même qui est destructeur : la semi-globale, comme la globale, fait appel à l’hémisphère qui gère les images (le droit, je crois ?), quand le déchiffrage syllabique fait appel à l’autre hémisphère… Lequel, avec la semi-globale ou la globale, n’est donc pas sollicité, ce qui entraîne la disparition d’une foule de connexions neuronales, non utilisées.
    Malheureusement, c’est aussi celui qui permettra à l’élève, en grandissant, de passer à l’abstraction : ne pas le solliciter dès le début des apprentissages engendre un réel handicap par la suite, et nous sommes de très nombreux parents à le constater !

    A quand une mise en cause collective et devant les tribunaux de l’Education nationale, qui produit à tour de bras du “handicap” là où il n’y en avait pas, avant que l’enfant lui soit confié ???

    Mon fils fait, lui aussi, partie des très nombreuses victimes : à 12 ans, et quoique “en 6e” – enfin, on fait semblant de le considérer comme tel… –, il ne lit toujours pas couramment, après 6 ans d’orthophonie qui ont passablement alourdi sa petite enfance, déjà, et, bien sûr, quand un enfant ne lit pas avec aisance en 6e, il est illusoire de penser qu’il puisse prendre un cours sous la dictée, comme c’est supposé se faire, puisque, en plus de la lecture globale, c’est toute la pédagogie, et donc les manuels des éditeurs, qui donnent dans le “global”, si bien que l’enseignant est amené à dicter l’”essentiel” à retenir…, et encore plus illusoire de penser qu’il puisse apprendre réellement ses leçons !

    En outre, ce n’est pas non plus en abandonnant dictée, conjugaisons et apprentissage de la grammaire basique qu’on facilitera l’acquisition et la maîtrise du langage écrit, quand ces enfants, déjà, ne lisent pas et peinent donc déjà à acquérir une réelle familiarité avec la langue, autre que celle qu’ils parlent dans la cour de récré.

    Cherchez pourquoi les CMPP, les cabinets d’orthophonistes sont pleins à craquer, pourquoi tant d’intervenants “spécialistes de l’enfance” gagnent aujourd’hui leur vie sur le dos de ces innombrables petites victimes d’une pédagogie délirante, et… pourquoi tant de collégiens ou lycéens, un jour ou l’autre, après des années de handicap imposé par ces méthodes et des années de souffrance, deviennent violents, faute de mieux !
    On le deviendrait à moins, et l’avenir auquel on les condamne – emplois aidés, assistés ou Pôle Emploi…, – s’il fait vivre pas mal de fonctionnaires “sociaux”, d’éducateurs supposés spécialisés, d’assistants sociaux et autres professions “sociales” en pagaille, devrait mener les adultes à la révolte devant un tel carnage !

  6. Brgitte dit :

    Je crois qu’il y a, derrière ces méthodes, contestables et contestées à juste titre, une volonté de destructurer l’esprit humain et de le rendre incapable de raisonnement. Il en va de même avec l’appauvrissement du vocabulaire dû à la diminution de la lecture, l’absence quai totale d’exercices de mémorisation (tables de multiplication par coeur, poèmes), la spécialisation des études très jeune, la disparition de la chronologie dans l’enseignement de l’histoire (quelle aberration) etc. Pour réfléchir, raisonner et parvenir à exprimer sa pensée il faut un esprit structuré, des connaissances et une capacité de raisonnement, toutes choses qui disparaissent avec les méthodes et programmes actuels, le clou étant atteint récemment avec la théorie du gender. On n’enseigne plus rien de structuré et de cohérent. Demandez vous pourquoi….Même en essayant de ne pas tomber dans la paranoïa ou la théorie du complot, on peut se dire que, dans ce monde de spéculation et de profit, il vaut mieux des gens qui ne se posent pas trop de questions ou au moins n’aient plus la capacité d’exprimer ce qu’ils pensent.. On ne transmet plus aux enfants ce que toute génération a le devoir de transmettre, les outils nécessaires à la connaissance et aux apprentissages futurs. Et c’est criminel. Aldous Huxley n’est pas très loin, ou Orwell, au choix. Il est intéressant de relire 1984.

  7. Green dit :

    Les nouvelles methode sont delirantes. Nos enfants sont devenus des cobayes. Pour ma part, nous avons appris a lire a nos enfants nous-meme. La methode? A l ancienne a savoir la methode syllabique. Simple, claire et surtout efficace. Leurs professeurs respectifs les considerent comme de tres bon lecteurs. Mon aine est en CE2 et figurez-vous que certains camarades de classe ont trois ans de retard de l’aveu meme de son instituteur qui peine a trouver une coherence dans sa classe. Son dilemne? Abandonner les “bons”ou abandonner les “moins bons”. Il a opte mal gre pour une solution mediane et destructive: faire du mediocre. Les moins bons ne suivent toujours pas et les bons s’ennuient. 3 ans de retard en CE2: faites le calcul. C’est un monde. Etant aussi parent d’eleves elu, je sais que certains professeurs sont depasses. La methodologie n’est plus de leurs ressorts. Pour certains, ils se voient imposer des methodes qu’ils execrent. Vu l autisme de l education nationale, je suis en train de reflechir a une solution quelque peu radicale mais au combien salutaire: la descolarisation. Si l ecole ne veut plus des methodes qui ont fait son efficacite alors j’importerai ces methodes chez moi et excluerai l ecole (dans sa nouvelle definition) de nos vies. Je prefere sacrifier temps et argents que le cerveau de mes enfants.

    [Veuillez excuser l'absence d'accent, j'ecris avec un clavier qwerty]

    Cordialement.

  8. CedricA dit :

    Que de savants pour critiquer les enseignants. Il manque juste un détail dans vos réflexions, et pas des moindre : la diversité. Cet article et bon nombre de ces commentaires font fi de la diversité des cerveaux et de leur fonctionnement. Pas un seul enfant n’apprend de la même façon. C’est un profond mépris de la diversité de croire qu’il n’existe qu’une seule bonne technique d’enseignement, et je ne parle pas du profond manque de considération que vous portez aux enseignants quant à leur capacité.

    C’est aussi lire les progrès à l’envers de dire que les orthophonistes gagnent leur vie à cause des lacunes de l’école. C’est parce que les enseignants sont plus attentifs et les parents plus demandeurs, que les suivis extra scolaire sont plus complets et accessibles à un plus grand nombre.

    Que voilà une triste vision de l’école dessinée dans ces commentaires…

  9. Green dit :

    Je ne lis pas de critiques des enseignants mais des méthodes. On ne parle pas de mauvais enseignants mais de mauvaises méthodes.
    Sinon Cédric s’il y a diversité des cerveaux, pourquoi l’éducation nationale ne la reconnait pas ? Pourquoi ne laisse-t-elle pas les instituteurs décider ? Qui est celui qui méprisent les instituteurs en leurs imposant une seule approche ? Pourquoi ne laisse-t-elle pas les directeurs d’école et leurs équipes pédagogiques décider ? La réalité est la suivante: l’éducation nationale n’a que faire des instituteurs/professeurs, des élèves et des parents. Et cette éducation nationale qui est si friande d’évaluation, que dis-je, d’auto-évaluation; pourquoi ne compare-t-elle pas les résultats d’un élève de CE2 en 2011 et celle d’un CE2 en 1981 ?
    Je suis parent d’élève élu et j’entretiens d’excellents liens avec les instituteurs. Je les écoute et les respecte. Et voici un autre exemple: un instituteur de maternelle (grande section) a été “admonesté” par l’inspectrice académique et vous en connaissez la raison ? Asseyez-vous: les élèves de sa classe savaient lire en fin de grande section. C’est une faute voyez-vous. L’instituteur (bientôt 30 ans d’ancienneté) s’est vu conseillé de calmer l’ardeur de ses petits élèves qui ne demandaient qu’une chose: lire.

  10. Brgitte dit :

    Les enseignants ne sont pas en cause. Ils doivent faire avec ces méthodes, sachant que les résultats ne seront pas au rendez-vous. Ce n’est certainement pas non plus facile pour eux car les méthodes et les programmes ne leur permettent plus d’enseigner correctement leur matière, dès le primaire. Il est possible que certains soient satisfaits de ces réformes mais ce n’est pas en général ce que l’on entend, loin de là.
    Quant aux enfants, ils ne sont ni plus bêtes ni plus intelligents aujourd’hui qu’autrefois, ils sont aussi ce que l’on fait d’eux.
    La diversité, certes chaque individu est unique, mais dans la mesure où il est impossible de faire une méthode pour chaque enfant, il semble plus sage de continuer simplement ce qui marche bien depuis longtemps et donne de bons résultats dans la majeure partie des cas, au lieu d’inventer sans cesse de nouvelles méthodes qui ne font pas plus leur preuve les unes que les autres.
    Il suffit, comme le dit Green, de comparer le niveau actuel de lecture et d’orthographe des élèves avec celui des élèves d’il y a 20 ou 30 ans pour constater que la méthode syllabique est supérieure quant aux résultats et à l’orthographe que les méthode globale et semi globale. Alors, où est le progrès ?

  11. mysticlolly dit :

    Je suis enseignante et totalement libre de choisir la méthode que je souhaite utiliser en classe !
    Alors d’où viennent vos arguments ?

    • Barbe Bleue dit :

      Des professeurs des ecoles du groupe scolaire. Vous etes donc totatelement libre de la methode? Vous pouvez utiler la methode syllabique pour la lecture par exemple? Pour les mathematiques, vous pouvez utiliser la methode que vous voulez? Ou la dite liberte s exprime dans un cadre restreint? Je vise par ce propos la coherence du projet educatif dans votre ecole. Il serait etonnant qu un enfant commence les divisions en CE2 avec une methode A et les “termine” en CM1 avec une methode B non?
      Donc etes vous vraiment totalement libre dans la methode?
      Par avance merci.

    • Cathy dit :

      Il n’y a pas d’obligation de résultat dans cette profession, et c’est bien dommage pour nos petites têtes blondes. Dans beaucoup d’autres métiers, s’il n’y a pas de résultats, c’est des sanctions, voir un licenciement…. Les enseignants ont le choix de leur méthode (information d’un enseignant), alors si cela ne fonctionne pas, pourquoi percévérer ?? Cela fait plus de 20 ans que l’on forme des enfants avec des méthodes inadaptées.. Pour ma part les enseignants sont coupables.

  12. nono dit :

    J’ignorais que la dyslexie fût une conséquence de la méthode d’apprentissage.

  13. mysticlolly dit :

    Ça ne l’est pas ! Cela vient d’un fonctionnement différent du cerveau. Certains enfants parviennent à le compenser (et la dyslexie est alors souvent détectée très tard), d’autres n’y arrivent pas et ont donc de très grosses difficultés dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. (le tout est souvent accompagné de problèmes de dyspraxie…)
    Bref, aucun rapport avec la méthode de lecture choisie… Encore que, pour le coup, une méthode globale pourrait être plus bénéfique à un dyslexique…
    Mais laissons les parents spécialistes faire ce qu’il faut, de toute évidence, ils sont plus au point que nous !

    • Romain dit :

      Quand un plombier fait mal son boulot dois-je me taire parce que je ne suis pas plombier ?

      Les parents sont juridiquement responsables de leurs enfants (s’ils font des c*nneries, c’est pas l’enseignant qu’on va aller voir…) et on les confie à l’école pour qu’ils apprennent à lire (notamment). OK, on est peut-être pas capable de leur apprendre à lire nous mêmes (et encore…) mais c’est normal qu’on soit attentif à leurs progrès !

      Cela dit, pour faire le “parent spécialiste” je crois que le terme exact pour parler des problèmes de lecture liées à la méthode est “dysorthographie”. Mais bon… quand on chipote à ce niveau, alors que c’est le bonheur de nos enfants qui est en jeu…

  14. Florian dit :

    La solution parait donc simple :

    Laissons les enseignants choisir leur méthode.
    Laissons les parents choisir la classe de leur enfant en fonction des méthodes.

    Tout le monde sera content, puisque l’on démontre par a+b que les deux point de vue sont incompatibles et que les tenants des deux bords se feront la guerre jusqu’au bout alors que les problèmes évoqués d’échec scolaire sont bien réels.

    Pour les tenants de ma Globale, ce sont des nouveau public qui ont besoin de plus de globale, pour les autres ce sont les victimes d’une méthode, on arrivera à rien dans ce débat.

    Oh tiens, pour information, cette miraculeuse conclusion que je propose est comme par hasard exactement ce que propose SOS éducation qui veut une libéralisation de l’éducation, par exemple avec le chèque éducation.
    C’est ce qu’ils veulent prouver avec ce débat.

    Ce qui croient encore, comme moi, à une éducation nationale ne peuvent que constater votre aveuglement quand vous dépensez autant d’énergie à donner raison à ceux qui veulent la fin d’une éducation publique avec un cadre national…

    Je n’ajoute rien à ce débat, cédric à tout dit. Un peu de semi-global pour amuser et motiver si besoin et de la méthode et de l’encadrement par le déchiffrage font très bien l’affaire, point.

    Allez voir du côté du SLECC, ça peut être encore mieux.

  15. All dit :

    Je suis enseignante en primaire. Je constate effectivement la même chose, mais c’est aussi parce qu’aujourd’hui, on fait très peu d’entraînement, les notions à aborder sont très nombreuses. Et en plus de ça, il faut rajouter la pratique des arts, les sciences, l’histoire et la géographie, le sport……Disciplines assez inexistantes à l’époque des grands parents. Le programme est très lourd. Et c’est très difficile au quotidien, car celui qui n’a pas compris en 2 leçons, “tant pis pour lui”. Je travaille avec une boule au ventre lorsque je suis face à ces élèves qui ont besoin de s’entraîner mais qui ne peuvent pas. C’est une catastrophe!
    Vivement le changement.

    • Florian dit :

      @All
      Vu les résultats des élections au CTM, le changement n’est pas pour les trois prochaines années.

    • Cathy dit :

      Avez-vous fait des démarches avec vos collègues pour dénoncer ce gros problème ??? Nous parents, on ne nous entend pas….

  16. Jérôme dit :

    Ma grand-mère est une immigrée italienne, qui est arrivée en France à l’âge de 5 ans.
    A 14 ans, elle en terminait avec ses études, en passant le certificat d’études. Depuis elle lit et écrit un Français parfait, sans faire de fautes. Bien sûr, elle avait appris avec la méthode syllabique.

    J’ai moi même appris avec la même méthode. Je vous laisse juger du résultat à travers cette prose.

    Mes enfants ont appris avec “les nouvelles méthodes”. C’est la catastrophe. Ils ne sont pas capables d’écrire une phrase sans faute(s).
    Pourquoi ? Par la faute de la faillite d’un système, par la faute d’enseignants qui ne voient que leur intérêt et non celui des enfants qu’ils sont censés instruire et éduquer.

    En effet, la question que l’on doit se poser est : quelle différence pour un enseignant entre la méthode syllabique et les autres ?

    Le travail à fournir !

    Car la méthode syllabique est rébarbative à enseigner, et demande un travail beacoup plus important à l’enseignant.

    Il y a bien sûr faillite de nos dirigeants : depuis 30 ans, ils ont laissé faire, et avalisé les demandes de ces enseignants (par l’intermédiaire des syndicats).

    Ces mêmes enseignants, et nos gouvernements successifs, n’ont pas voulu apporter les corrections nécessaires lorsqu’il est devenu évident que l’on faisait fausse route. Ils ont préféré la politique de l’autruche, et le nivellement par le bas.
    Cela ne concerne pas que l’apprentissage du français d’aileurs. La France chute royalement dans le domaine des sciences aussi. Mais cela n’affole personne.
    Car nous fabriquons des générations de moutons !

    Le niveau du baccalauréat n’a plus aucune valeur.
    A ce jour, un seul test montre l’évolution du niveau général des générations francaises ; c’est celui qui est pratiqué lors des JAPD par le Ministère de la Défense. Il est fiable, car il n’a pas évolué depusi plus de 10 ans. Et l’évolution du niveau moyen des jeunes générations est catastrophique… mais on évite soigneusement de montrer ces résultats.
    Quel homme (ou femme) politique s’est alarmé de cette situation ? Personne.

    La mère de mes enfants est professeur des écoles. En 11 ans de vie commune, jamais je ne l’ai entendue parler de son souci de bien instruire ses élèves, par contre, elle a à maintes reprises défendu ses “acquis sociaux”. Comme la majorité des enseignants que je connaissais à l’époque.

    Récemment encore, j’ai eu en stage une élève en BAC PRO secrétariat. Elle était incapable d’écrire une ligne de texte sans au moins 5 fautes grossières, incapable de réaliser un calcul mental simple.
    Inutile de vous dire qu’en tant que cadre, je n’ai ni l’envie ni le temps de corriger sans cesse un travail ni fait ni à faire. Mais c’est le parfait exemple de ce que “produit” l’education nationale.

    Alors, OUI la méthode syllabique est de très loin la meilleure. Mais nos chers enseignant ont choisi la voie de la facilité, en ne voyant que leur intérêt personnel.
    Ils ont raison, ils n’ont de comptes à rendre à personne.

    Au fait, à ceux qui me liront, savez-vous, dans les autres pays européens, quelle est la méthode de lecture enseignée ?

    Non ? Vous feriez bien de vous renseigner alors…

  17. Cathy dit :

    Bonjour à tous, je vois que je ne suis pas la seule à tirer la sonnette d’alarme, pour nos enfants en grandes difficultés. J’ai 2 fils, un de 17 ans et un de 13 ans. Le premier a appris la méthode globale, il est en échec scolaire, son institutrice de CP m’avait affirmé qu’un redoublement n’était pas nécessaire, car le premier trimestre de son CE1 devait finaliser l’apprentissage de la lecture. Il a redoublé son CE1, forcément… Mon second fils a appris la méthode semi-globale, je sais depuis peu qu’il a un niveau de CE2 alors qu’il est en 5° et qu’il a redoublé sa 6°. Les instituteurs de mes 2 fils m’ont orienté vers un orthophoniste. Cela n’a rien changé pour mes enfants, (pour le gouffre béant de la sécu par contre cela n’a rien amélioré). J’ai lu que la méthode globale a été créée pour les sourd-muet, je ne comprends décidément plus rien à mon pays. Je me suis battue pour que les enseignants trouvent des solutions pour mes fils afin de les aider, je n’ai aucunes réponses satisfaisantes à ce jour. Et je ne vous parle pas des autres matières, qui sont également sinistrées. Il faut que cela change et vite, il y a trop de dégâts…

  18. David Barbaud dit :

    J’arrive un peu après la bataille, mais on oublie un point important :D epuis maintenant une dizaine d’années, l’écolier a officiellement cinq années pour apprendre à lire et à écrire. Concrètement, cela veut dire que plutôt que de lui faire redoubler son année de Cours Préparatoire en cas d’échec, la consigne officielle et qu’il a encore quatre ans devant lui pour y parvenir.
    Loin de s’améliorer, ses lacunes vont donc en s’aggravant parce que l’on n’ a pas le courage de prononcer le mot redoublement, et surtout, parce que l’on ne veut surtout pas stigmatiser les enfants de l’immigration.
    Le problème est encore plus criant avec l’arithmétique, totalement abandonnée en primaire. Mes sixièmes ne savent absolument pas calculer une simple addition. Ils répondent en tentant de “deviner” le produit. Cela dénote justement certaines curieuses méthodes de nos instituteurs, qui se basent sur la capacité de l’enfant à trouver seul la réponse. Que de temps perdus! En attendant, arrivés en troisième, ils sont incapables de calculer sans l’aide d’une machine, et encore…

  19. Pia dit :

    Des grands parents non francophones à la maison qui ont appris à lire et écrire un français parfait, bien qu’ayant quitté l’école à 12/13 ans. Après 6 ans d’école et des classes uniques de 40/45 élèves comme on en trouvait dans les tous petits villages de province. *
    Aujourd’hui après 8 années d’école pour l’aînée, un français lu à peu près correctement, écrit pas trop mal depuis l’année de latin (qui a le mérite de combler les lacunes en grammaire, il faut choisir entre ablatif, génitif et datif, donc savoir analyser une phrase), mais durant tant d’année la lecture était un tel calvaire qu’elle n’y a pas pris goût. Donc déficit en vocabulaire, en culture générale sans parler de l’imagination……. un bon livre la stimule tellement !!
    si les enseignants et les méthodes ne sont pas coupables, qui l’est ? Parce qu’il y a forcément une raison, des cancres il y en a toujours eu !! Mais des générations de cancres qui sortent chaque année sans diplôme et en partie illettrée……. c’est quand même angoissant, cette généralisation !!

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