Archive pour la catégorie ‘Collège’

Halte au sketch !

3 mars 2011

Vous trouverez ci-après le témoignage d’un membre de SOS Éducation réagissant à l’action que nous avons menée pour maintenir les notes à l’école. Certains en effet – et non des moindres, mais des personnalités comme Axel Kahn et Marcel Ruffo – ont proposé de supprimer tout simplement les notes à l’école primaire…Rappelez-vous, être noté ne vous aurait-il pas traumatisé dans votre enfance ?

 

Extrait du Téléstar du 6 décembre 2010

 

 

 

 

 

Les faits
Aussi incroyable que cela puisse paraître des personnalités éminentes comme Axel Kahn, grand généticien, Marcel Rufo, très médiatique pédopsychiatre se sont laissés prendre au jeu d’une association étudiante proche d’un petit groupe de militants très politisés. Sous couvert de lutte contre l’échec scolaire, ils ont lancé un appel qui détruit les derniers restes de notre école primaire. Encore une fois, c’est au nom de la lutte contre l’élitisme qu’ils livrent ce combat ! Avoir supprimé les classements, ne permettre aux professeurs des écoles de n’utiliser dans leur notation que A, B, C (ni D, ni E ne sont désormais admis, trop traumatisants) ne leur suffit pas. La déconstruction de l’école doit être totale.

L’avis de SOS Éducation : les notes sont une nécessité
Si l’on veut agir et aider les enfants en difficulté, il est nécessaire que les parents, les professeurs et les enfants eux-mêmes sachent où ils en sont, quel est leur niveau réel. Les positions de SOS Éducation ont été reprises dans les médias, les représentants de l’association entendus. Téléstar a même repris notre combat, lui donnant ainsi une audience dans plus de 2 millions de foyers. SOS Éducation ne le répétera jamais assez : les notes sont un moyen de suivre l’enfant, elles sont un moyen de savoir où il en est pour pouvoir agir.

Le témoignage
Je suis 100% d’accord avec l’action de SOS Éducation et bien sûr, pour le « non » à la suppression des notes. Les sports, nous dit-on, passionnent les jeunes… Quand ce n’est pas par points, les résultats des compétitions sportives sont jugées au centième de seconde, tandis que, en ce qui concerne l’éducation, les acquisitions intellectuelles, la formation des esprits (à l’esprit critique notamment), pas question de mettre des notes !

L’article de Téléstar
Pétition de SOS Éducation contre la suppression des notes
Pour la méthode syllabique – site de SOS Éducation

McKinsey&Co : Comment passer de « bon » à « très bon » ?

14 février 2011

« Les clés de l’amélioration des systèmes scolaires » est le titre du nouveau rapport publié par McKinsey & Company.

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Comment un système scolaire « bon » devient-il « très bon » ? Et comment un système « très bon» devient-il « excellent » ? C’est le thème du nouveau rapport.

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Afin de répondre à ces questions, McKinsey a étudié une vingtaine de systèmes scolaires dans le monde, à tous stades de performance, mais dont le point commun était d’avoir réalisé des progrès significatifs et durables.

McKinsey a ensuite examiné comment chacun de ces systèmes avait réussi à progresser dans leur niveau de performance. Nous avons ainsi mené près de 200 entretiens avec les acteurs des réformes de ces systèmes, et analysé 600 mesures mises en oeuvre dans une vingtaine de systèmes scolaires de niveaux très différents.

A partir de cette base, il a été possible d’identifier les éléments de réforme pertinents pour chaque stade de performance, pour passer d’une performance faible à une performance correcte, puis bonne, très bonne, et enfin excellente.

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Quel que soit son point de départ, un système scolaire peut nettement progresser en quelques années

Alors que les résultats des élèves ont stagné ou régressé au cours des dix dernières années dans beaucoup de pays, les systèmes analysés dans cette étude ont tous connu des progrès significatifs en l’espace de quelques années : de l’ordre d’un semestre d’équivalent année scolaire.

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En Europe comme en France, la première priorité est le renforcement des pratiques pédagogiques et la transmission des savoir-faire entre
les enseignants sur le terrain, clé du progrès

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Deuxième priorité : plus le niveau de performance des systèmes est élevé, plus les marges de manœuvre laissées au terrain doivent être grandes

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L’enjeu pour la France : passer de “bon” à “très bon”

Si l’on s’en réfère aux classements internationaux de référence, l’enjeu pour la France est de passer du niveau “bon” au niveau “très bon” puis “excellent”, tout en assurant l’homogénéité de ce niveau sur l’ensemble de son territoire.

Pour répondre à cet enjeu, les grands principes se dégageant de cette étude et les leviers de progression identifiés semblent pouvoir s’appliquer à la France, avec deux priorités : renforcer le développement professionnel des enseignants et leurs pratiques pédagogiques sur le terrain par un travail au sein des équipes d’enseignants et en partageant les bonnes pratiques ; accroître les marges de manœuvre au niveau des rectorats, des établissements ou groupes d’établissements, notamment en termes de capacité d’innovation et de prise d’initiatives pédagogiques.

Télécharger le résumé du rapport McKinsey

Nos professeurs souffrent trop

9 février 2011

En direct de la salle des profs…

Les professeurs qui travaillent en zone violence, RAR et autres réseaux prioritaires souffrent toujours autant.

De quoi ? De l’indiscipline au quotidien. Ils souffrent d’une lutte sans merci qu’ils livrent chaque jour pour pouvoir dégager 10, 20 voire 30 minutes par heure où enfin ils se consacrent à leur métier : enseigner, apprendre aux élèves, les tirer vers le haut.

Chaque jour les professeurs luttent. Ils ne restent pas sans rien faire. Au contraire. Ils développent des systèmes D, s’organisent entre eux. « Moi, je fais cours porte ouverte, on s’est organisé par pallier. On est huit collègues, on fait tous cours porte ouverte. Quand on entend que cela va mal dans la classe de son voisin. On intervient. », témoignait hier un professeur à la réunion du groupe de travail sur la violence à l’école qui s’est tenue dans les locaux de SOS Éducation.

Une autre de souligner : « J’arrive à faire cours à peu près normalement. Mais je suis un vrai sergent-chef. Je suis odieuse. Je me déteste moi-même. Je sur-joue ».

Pour ces professeurs, qui sont chaque jour en première ligne, être autoritaire est une question de survie. Ils ne sont pas en train de se demander si c’est trop ou pas assez.

Mais ils ne se sentent pas suivis. On (administration, chef d’établissement, ministère, inspecteurs, parents,…) leur laisse gérer le problème seul. C’est à eux que revient de trouver la solution ! Et si justement ce n’était pas si simple.

Que fait le chef d’établissement ? Il compte. « A partir de maintenant, il nous est interdit de faire des conseils de discipline. On est début février et on a déjà atteint notre quota. Alors on nous demande de faire le canard », témoigne un professeur.

Que fait le ministre ? Il tergiverse. Plus de 140 députés ont soutenu les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation. Ils comprennent combien il est important de soutenir les professeurs, combien il est urgent d’établir toutes les conditions permettant d’asseoir leur autorité. Mais voilà, ce que l’on finit parfois par considérer comme secondaire sur le terrain est par contre particulièrement efficace dans les arcanes du ministère : les forces syndicales. Elles font de la résistance et vident petit à petit tous les textes en préparation sur la question des sanctions de leur contenu.

Les services du ministère ont élaboré un décret qui vise à rendre le recours à la sanction en cas de problème évident pour tout le monde – même si dans le même temps il demande de ne plus exclure les élèves au-delà de huit jours et donne du même coup l’impression de demander tout et son contraire. Mais focalisons-nous un instant simplement sur les aspects positifs de ce texte et non sur ses ambigüités ; il fait en sorte que la sanction devienne bel et bien automatique dans le cas où un professeur est agressé verbalement, agressé physiquement ou dans le cas où un élève récidive. Annoncé à grand renfort de trompettes, à la une de tous les journaux à la fin du mois d’août dernier, juste avant la rentrée scolaire 2010-2011, il aurait pu être un début de signal. Qu’en est-il au final ? Les professeurs n’en ont même pas entendu parler ! Normal, il est toujours dans les cartons. Mais qu’attend le gouvernement ? De nouvelles dépressions, démissions, suicides … d’autres agressions … Non, depuis des mois le texte est discuté et rediscuté au Conseil Supérieur de l’Éducation, instance exclusivement consultative. La dernière « concertation » a duré plus de dix heures ! Syndicats de professeurs, syndicats de lycéens et fédérations de parents s’appliquent à détricoter savamment les quelques bases que le Ministre hésite encore à poser.

Résistez, Monsieur le Ministre. Les professeurs ont besoin d’être soutenus. Ayez le courage de déclarer l’indiscipline grande cause de l’Éducation Nationale en 2012 puisqu’en 2011 le créneau est déjà occupé. Vous donneriez enfin un message positif aux professeurs. On ne peut pas faire de la discipline à l’école un sujet tabou. Pour que cela fonctionne, les mêmes positions fondamentales doivent être partagées par tous. L’heure ne doit pas être à la compassion ou la réflexion mais à l’action. Aller à l’école est une chance et doit le rester, encore faut-il pour cela que les professeurs puissent enseigner. Établir des limites, préserver les conditions d’enseignement, faire que chacun partage les mêmes exigences de respect des adultes est urgent. Certains élèves ne connaissent que la loi du plus fort. Être une racaille, est un compliment à leurs yeux. Il est de notre devoir de leur apprendre autre chose dans les meilleures conditions pour tous.

Accès à l’observatoire des violences à l’école

Super Pédago est POUR l’examen d’entrée en 6e !

29 octobre 2010

Super Pédago prend soin de son petit

8 octobre 2010

Rixe et Omertà

11 juin 2010

La police est arrivée avec les sapeurs-pompiers – c’est la procédure, en cas d’agression. Selon La voix du Nord, ils ont été froidement reçus par le principal du collège :
« On a appelé les secours par précaution, parce que la surveillante était enceinte. Ce n’est pas une agression mais un coup involontaire. Cette intervention de police est d’un lamentable ! ».
La jeune mère est maintenant à l’hôpital : elle voulait juste séparer deux collégiens qui se battaient. Elle a reçu un coup au ventre…

Pas de police, pas de vague. Trop souvent la loi du silence pèse et étouffe les solutions. C’est d’ailleurs ce qui a transformé Signa en Sivis : on casse le thermomètre, pour éviter de “stigmatiser” tel ou tel établissement. Comment un médecin peut-il soigner, s’il refuse de poser un diagnostic ?

Heureusement certains osent rompre l’Omertà. Nous recevons de plus en plus de témoignages de personnels d’écoles, de professeurs et de parents.

La peur ne fera pas bouger les choses. Ce qui manque, c’est le courage !

Vous aussi, témoignez.

Classique et novateur

29 mai 2009

Le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos et le président du Conseil général de Vendée Philippe de Villiers ont annoncé le lancement d’une étude sur la création d’un collège à Montaigu (Vendée) qui valoriserait l’enseignement des humanités classiques (lettres, arts, culture et langues vivantes). De la part de Philippe de Villiers, cette annonce fait écho à son soutien au chèque-éducation lors de la campagne présidentielle de 2007, une mesure que nous proposons.

Elle est plus étonnante de la part de Xavier Darcos, qui n’a pour l’instant pas initié la réforme du collège unique, alors qu’il a engagé les réformes de l’école et du lycée, allant dans le sens d’un retour aux méthodes antérieures à celles des pédagogistes dans le premier cas, et d’une accentuation des dérives de ces dernières dans le second. Ce projet-pilote d’un collège dédié aux humanités classiques va dans le bon sens, à tel point qu’on peut se demander si, tout compte fait, ce n’est pas SOS Education qui dicte sa politique à Xavier Darcos. Plus sérieusement, l’expérience que représente ce collège novateur peut déjà faire regretter par anticipation le possible remplacement de Xavier Darcos par Richard Descoings, que l’on annonce au ministère de l’Education nationale lors d’un remaniement ministériel en juin prochain.

Ce collège devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2012 ou 2013. Son modèle a pour vocation d’être généralisé en France.

Roman Bernard

La reconquête du mois de juin, par Bernard Buffard

22 mai 2009

Ce qui semblait utopique, il y a moins de deux ans encore, devient progressivement une réalité.

Depuis de nombreuses années, les élèves des lycées se retrouvaient en «chômage technique» (vacances) dès le début juin et parfois même avant. Ils perdaient ainsi chaque année 10 % de l’enseignement qui leur était dû pour réussir leurs études.

Certes, les jeunes n’étaient pas mécontents, mais le service public était largement défaillant. Le ministère s’est enfin attelé à la tâche en resserrant le planning du déroulement des épreuves d’examen des baccalauréats (général, technologique et professionnel).

En effet, depuis 2008, une première étape a été mise en place dans une quinzaine de départements pilotes pour réduire l’impact du déroulement des épreuves sur la scolarité des jeunes. Après cette première expérimentation réussie, en 2009, c’est une étape plus importante qui est mise en oeuvre : réduction de l’amplitude des épreuves, calendrier des conseils de classe et des commissions d’appels fixés, désormais, par le ministère pour éviter les dérives.

Certains élèves, souvent avec la bénédiction des parents, profitaient de la désorganisation provoquée par le déroulement des examens et des dates précoces des conseils de classe pour s’absenter pendant plusieurs semaines. Or, faut-il le rappeler, le calendrier scolaire est fixé pour tous au plan national et la scolarité reste une obligation légale en France.

Les établissements sont désormais chargés, eux, d’assurer un service d’enseignement jusqu’au 15 juin minimum, les conseils de classe ayant lieu après cette date, sauf pour les classes terminales. Les commissions d’appels ayant lieu vers le 25 juin.

Des marges de progrès sont encore possibles pour réduire l’impact sur le temps scolaire : organiser les épreuves pratiques après les épreuves écrites des baccalauréats, optimiser les surveillances des épreuves écrites en regroupant les candidats dans des grandes salles, organiser la correction simultanée de toutes les épreuves sur un minimum de temps (sur une ou deux journées afin de bénéficier de tous les enseignants pour la surveillance de toutes les épreuves), etc.

Enfin une dernière étape importante reste à franchir (le ministère ayant privilégié la prudence en mettant en place progressivement ces transformations) : celle de la réorganisation des épreuves des brevets de techniciens supérieurs (BTS). Aujourd’hui les premières épreuves se déroulent à partir du 15 mai, pour un jury final au début juillet !

Une proposition raisonnable pour une optimisation maximale : mettre en place les épreuves écrites de tous les BTS la semaine précédent celle des épreuves écrites des baccalauréats suivie des épreuves pratiques, des corrections et enfin des jurys.

Vous pouvez retrouver toutes ces propositions détaillées, faites l’an dernier, dans un rapport : «Le déroulement des épreuves d’examen : analyse et propositions».

En tenant compte de cette nouvelle organisation, les élèves pourraient bénéficier, enfin, d’un enseignement à temps complet jusqu’à la fin juin en classe de seconde, jusqu’aux épreuves anticipées pour les élèves de première, et jusqu’au 10 juin environ pour les étudiants de BTS.

Un temps d’enseignement supplémentaire au profit de la réussite des jeunes. N’est-ce pas là un objectif capital lorsque le taux de chômage des jeunes avoisine les 25 % ?

Bernard Buffard


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