Archive pour la catégorie ‘École’

Inscriptions en hausse dans les stages de révision

23 août 2011

SURFANT SUR LES EXIGENCES de performance scolaire et sur les angoisses des familles, les stages de prérentrée se développent. Lorenzo, 12 ans, rentre en 5e. C’est un garçon plutôt inquiet et qui n’aime pas avoir de mauvaises notes. Sa mère l’a inscrit à un stage de prérentrée au Cours Legendre, à Paris. Il lui en coûtera 725euros pour un stage de sixjours où il tra- vaillera trois matières (mathémati- ques, anglais et français). Il reverra les notions de 6e en petits groupes. «Cette perspective lui a permis d’être plus détendu pendant ses vacances. On a évité les devoirs de vacances et ça le rassure. Il est beau- coup moins angoissé de reprendre l’école », commente sa mère.

Les officines de cours particuliers (Cours Legendre, Acadomia, Complétude, etc.) enregistrent une augmentation de ces stages qui s’étalent sur les deux semaines précédant la rentrée. Les inscriptions sont en hausse de 30 % à Paris pour les Cours Legendre, qui proposent trois formules sur six ou neuf jours allant de 12 à 54heures pour 251 euros (primaire) et jusqu’à 1032 euros (lycée). L’augmentation est plus forte pour le lycée (+47 %) du fait de la réforme de 2010, viennent ensuite le collège (+41 %) et le primaire (+ 11%).

Qu’espèrent y trouver les familles ? « Les parents considèrent qu’une remise en route est utile à quelques jours de la rentrée pour remobiliser les acquis après la longue coupure d’été. Il s’agit principalement d’élèves moyens à bons », considère Sophie Boutet, responsable pédagogique des Cours Legendre.

par Martine Laronche dans Le Monde du 23 août 2011

Groupe de travail sur la discipline à l’école

21 juin 2011

À l’heure où le ministre annonce que “le dispositif de sanctions à l’école sera également revu à la rentrée”, SOS Éducation prépare un groupe de travail autour de la discipline à l’école.

Il se réunira demain, mercredi 22 juin, à 19h00 au 120 boulevard Raspail. Il y aura essentiellement des professeurs et un intervenant inhabituel.

C’est un étudiant en psychologie à la démarche atypique. Il a passé deux années de lycée à observer ses professeurs, à prendre des notes sur leurs façons de faire. Certains professeurs semblent avoir une “autorité naturelle”, sans avoir besoin de crier, ni de ” faire le sergent-chef”. Il a traqué leurs secrets et en a fait… une méthode qu’il propose aux professeurs.

- cette méthode est simple et à la portée des débutants
- elle permet d’instaurer le calme dans la classe dès le début
- elle montre comment reprendre une classe agitée, même si on a des habitudes laxistes avec elle
- cette méthode s’applique aussi en ZEP
- ces attitudes de bon sens apportent la sérénité au professeur, et coûtent moins cher en Prozac ;)
- elle répond aux objections naturelles, sous forme dialectique

Le but de ce groupe de travail sera de discuter de la justesse de cette méthode et d’en voir les applications possibles.

Si vous souhaitez y participer, vous pouvez vous inscrire en écrivant à l’adresse de ce blog (précisez vos nom, prénom et profession et votre numéro de téléphone), Éric Galland responsable des relations parent-professeur se mettra en relation avec vous.

Battue à mort devant son collège

20 juin 2011

Une adolescente de 13 ans est décédée suite à une agression d’une rare sauvagerie.

La jeune fille a subi de nombreux coups à la tête donnés par un adolescent de 15 ans. Le jeune homme aurait agi par vengeance, car sa sœur et la victime s’étaient disputées pour une histoire de cœur.

Le plus étonnant dans cette tragédie, c’est qu’aucun adulte ne semble avoir réagi. Quand on laisse s’installer la violence, elle se nourrit et augmente naturellement. C’est de la responsabilité des adultes d’apprendre aux enfants à se contrôler, à maîtriser leurs passions. Les parents démissionnent, l’École se refuse à réagir : tant que les mesures de discipline seront laissées de côté, ce genre de funestes évènements deviendra tristement normal…

Avec SOS Éducation, des milliers de citoyens, parents, grands-parents, professeurs, se lèvent pour demander aux élus de faire preuve de courage et de fermeté contre la violence à l’école. Et ce n’est qu’un début.

(source : le Midi libre.)

Nous rappelons qu’un décret dort depuis quelques temps sur le bureau de M. Chatel, et est destiné a endiguer le fléau qu’est la violence à l’école. Ce décret est consultable ici.

Une pétition en ligne a également été lancée. Vous pouvez la signer sur le site SOS Éducation.

Prochaine réunion du groupe de travail sur la lecture

15 juin 2011

« Si au moins mes élèves écrivaient phonétiquement ! Je n’aurais plus qu’à leur apprendre la grammaire, l’orthographe, la littérature…»

Partant de ce constat apocalyptique, Marc-Olivier Sephiha a monté un atelier de rééducation, pour repartir de (moins que) zéro.

Jeudi 16 juin, il vient à 19h, au 120 bd Raspail, pour faire partager son bilan au groupe de travail de SOS Éducation.

Promesse d’une réunion passionnante, avec des professeurs des écoles, des orthophonistes et d’autres professionnels de l’éducation. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez vous inscrire en écrivant à l’adresse de ce blog (précisez vos noms, prénoms et profession et votre numéro de téléphone), Éric Galland responsable des relations parent-professeur se mettra en relation avec vous.

L’article du Figaro sur Marc-Olivier Sephiha.

Super Pédago vs Méthode Singapour

11 juin 2011

Peur sur l’école

6 juin 2011

Selon VSD, 46% des parents auraient peur d’envoyer leurs enfants à l’école. Voici un extrait de l’article :

Une succession de faits divers ultra-violents frappe le milieu scolaire. ­Policiers, enseignants et parents s’inquiètent.

Mercredi 25 mai, 8 h 40. Un élève de 15 ans est tabassé, coupé au visage et visé par un pistolet électrique devant son collège de Saint-Ouen (93). Il sera transporté dans un état critique à l’hôpital alors que la police recherche ses agresseurs. Une affaire, une de plus, survenue quelques jours après la très violente agression dont a été victime  Love, 14 ans, le 11 mai, à la sortie du collège Pablo-Picasso, à Garges-lès-Gonesse (95) (lire VSD n° 1760). Deux exemples qui s’ajoutent à la longue liste des faits d’ultra-violence en milieu scolaire. Alors que le collégien de Pablo-Picasso est toujours dans le coma, trois mineurs ont été mis en examen pour tentative d’homicide aggravé après leur arrestation. Dans ce même collège de banlieue, le principal avait déjà été sauvagement agressé, en mars 2009, en voulant s’opposer à l’intrusion d’un groupe de jeunes dans les locaux.

Tabassages collectifs entre élèves, insultes, violences contre les personnels enseignants ou des responsables d’établissement. Il n’est pas un jour sans que les synthèses de la police et de la gendarmerie mentionnent de tels faits, parfois d’une extrême gravité. Telle la mort du jeune Hakim Haddi, 18 ans, poignardé en janvier 2010 dans l’enceinte du lycée Darius-Milhaud, au Kremlin-Bicêtre (94).

Plus récemment et parmi de très nombreuses affaires, le commissariat de Laval (53) a été saisi par le parquet d’investigations sur des faits de violences répétées et même d’une agression sexuelle dont auraient été victimes des enfants de 4 à 6 ans, dans une école primaire. D’après le rapport d’enquête, ces brimades d’élèves de CM1 et de CM2 avaient lieu quasi quotidiennement dans les toilettes de l’établissement. Une dizaine d’enfants, ainsi que des parents et du personnel enseignant ont été auditionnés mi-avril par la brigade de sûreté urbaine. Un dossier hors normes, du fait de l’âge des protagonistes, mais qui n’a pu donner lieu à aucune poursuite judiciaire, la majorité pénale étant fixée en France à 13 ans.

Retrouvez sur le site “Souffrance des profs” de nombreux témoignages de professeurs confrontés à la violence.

Mathématiques : La méthode de Singapour est efficace

3 juin 2011

Les guides pédagogiques de la Librairie des écoles détaillent la démarche à suivre séance par séance.La Librairie des Écoles édite chaque année de nouveaux ouvrages, complétant sa collection lancée maintenant il y a plus de trois ans. Cette jeune maison d’édition mise sur des manuels scolaires qu’elle souhaite structurés, clairs et progressifs, avant toute chose. Trois questions à Jean Némo, son fondateur.

SOS Éducation : Pourquoi choisir maintenant de publier un guide sur l’enseignement des mathématiques ?

Jean Némo : J’ai été déçu et révolté que la France soit encore si mal notée au dernier classement international PISA 2009. Nos élèves sont encore loin du peloton de tête. Pire,  leurs résultats en mathématiques sont en diminution sensible, depuis 2000. Paradoxalement, ce qui m’a moins étonné, c’est le bon classement de Singapour dans cette matière. Je sais, pour avoir décidé de traduire et adapter la méthode de mathématiques à l’usage des écoles françaises, qu’elle fait partie des meilleures actuellement disponibles dans le monde.

SOS É. : Doit-on expliquer les résultats de Singapour par un quelconque déterminisme culturel ?

J. N. : Je n’y crois pas. Les Français se sont longtemps classés parmi les meilleurs en mathématiques et en sciences. J’ai pour ma part acquis la conviction suivante : quelle que soit l’influence des cultures, des systèmes scolaires, du niveau de développement des pays et des programmes eux-mêmes… le succès scolaire s’explique avant tout par la méthode utilisée. L’enseignement consiste avant tout à structurer chaque matière de manière à ce que les élèves en découvrent progressivement les joies et les difficultés. Une matière comme les mathématiques, en particulier, demande une progression rigoureuse du simple au complexe, du concret à l’abstrait, ainsi que des révisions régulières et des approfondissements progressifs…

SOS É. : Pourquoi êtes-vous si sûr de cette méthode ?

J. N.: Ce qui me donne raison, c’est que la méthode de Singapour a fait progresser les élèves dans les écoles des 35 pays où elle a été adoptée : États-Unis, Israël, Inde, Finlande, Canada, Chili, Indonésie, Arabie Saoudite, … Ce n’est pas tout : les études les plus détaillées montrent qu’elle est aussi efficace quel que soit le milieu social des élèves.  Mais il y a une condition à cela : la méthode de Singapour montre vraiment toute son efficacité quand elle est utilisée exclusivement et intégralement du CP au CM2. Et surtout quand les professeurs suivent la méthode pas à pas, en étant conscients de la pédagogie en jeu. Le principal enjeu de l’enseignement des mathématiques au primaire est d’aider les élèves à passer du monde concret qui leur est familier à une vision abstraite, c’est-à-dire déterminée par des règles, des lois et des principes immuables.

La méthode de Singapour ?

C’est une méthode de mathématiques complète pour le primaire, inspirée des livres conçus par le Ministère de l’Éducation de Singapour. L’étude internationale TIMSS (Trends in International Mathematics and Sciences Studies) qui se fonde sur des tests menés tous les 4 ans auprès des élèves de CM1 et de 4ème de plus de 50 pays, classe les élèves de Singapour à la première place mondiale. Bien que cette méthode existe depuis 1982, c’est seulement à partir des années 2000 qu’elle a commencé à être connue internationalement. Elle est maintenant utilisée dans de nombreux pays où elle fait la preuve de son efficacité.

Le site de la Librairie des Écoles.

Violence : les professeurs témoignent

1 juin 2011

Peu à peu le mur du silence se fissure. De plus en plus de professeurs osent dire combien ils sont maltraités par leurs élèves. Luc Chatel n’entend pas encore leur cri. Espérons que la publication régulière de ces témoignages puisse à terme permettre à l’administration d’ouvrir les yeux sur ces violences qui se déroulent…entre ses murs.

Obligé d’installer une camera cachée

Bonjour, à  force de voir mes collègues subir des menaces et des actes de violence gratuite, j’ai décidé de mettre une camera cachée dans un compartiment de mon sac. J’espère ainsi capturer les éventuels fauteurs de troubles dans mes classes. J’ai bien entendu dit aux élèves que les murs ont des oreilles et que tout fini par se savoir. Ils se tiennent à carreau pour le moment. La question est: jusqu’à quand???

Professeur “stagiaire” de lettres

J’ai débuté cette année sans réel stage. Mon premier cours s’est évidemment mal passé: les élèves ont lancé des papiers, des stylos puis les cinq dernières minutes ont viré au cauchemar, un élève m’a envoyé une boîte métallique sur le front et a donné un coup de pied dans la poubelle qui s’est déversée dans le couloir. Choquée, j’ai tenté de garder la face mais le lendemain tous les professeurs étaient au courant car l’un d’entre eux était allé rapporter les faits à l’administration. En rentrant chez moi, j’avais honte, et pour comble, on me disait: “c’est cool d’être prof, t’as que 15 heures en plus” Aujourd’hui, je m’en sors mieux: j’ai organisé des heures de colle sans être payée, j’ai passé des soirées enfermée dans mon bureau à chercher des idées pour m’en sortir, je me suis réveillée des dizaines de fois en pleine nuit en sueur. Mais je souffre toujours de cet injuste regard des gens qui pensent que c’est facile et qu’avec le temps, je pourrai vivre une vie “cool raoul” en ressortant toujours les mêmes cours…

Retrouvez d’autres témoignages ou témoignez sur le site Souffrance des profs.

Vous pouvez également télécharger le livre des témoignages ainsi que le décret au format pdf.

Le dernier aveu du Ministre de l’Éducation

24 mai 2011

C’était en direct sur RMC / BFMTV.com. Le 26 avril dernier le ministre de l’Éducation passait enfin aux aveux. Citations.

RMC / BFMTV.com : Une question politiquement concrète pour terminer. Je sais que vous avez déjà refusé de répondre à cette question, il y a quelques années sur une autre chaîne. Je vous la repose. Est-ce que vos enfants  sont dans un établissement public ou privé ?

Luc Chatel : Mes enfants sont à la fois dans un établissement public et privé. Je rappelle que les établissements privés sous contrat font partie du grand service public de l’Éducation.

RMC / BFMTV.com : Le choix entre public et privé, vous l’avez fait en fonction de quoi ?

Luc Chatel : Je l’ai fait en fonction d’abord des projets pédagogiques. Voyez, je reviens sur le contenu des projets pédagogiques. Je l’ai fait ensuite pour des raisons de praticité, j’ai déménagé, de suivi aussi des enfants, c’est compliqué de changer souvent les enfants d’école. Je crois que comme tous les parents d’élève, les parents d’enfants de France, il y un certain nombre de critères qui comptent et je suis aussi parent d’élève et ça m’aide tous les jours dans mon travail de ministre de l’Éducation.

http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/bourdin-2012-luc-chatel-1192905/

A partir de la minute 17 :15

École : un monde sans pitié, la vidéo en ligne

14 avril 2011

Hier soir, à 23h00,  était diffusée l’émission TOUTES LES FRANCE, un talk show dynamique et percutant sur l’actualité nationale et internationale présenté par Ahmed El Keiy.Olivia Millioz, directrice de communication de SOS Éducation y était invité ainsi que :

- Georges Fotinos, ancien inspecteur général et administrateur de l’UNICEF, membre de l’Observatoire international de la violence à l’école,
- Michel Fize, sociologue et chercheur au CNRS,
- Patrick Gonthier, secrétaire général d’UNSA-Education.

La vidéo de l’émission est en ligne sur le site de France Ô depuis ce midi.


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