Archive pour la catégorie ‘éducation’

Suites du colloque : Vos témoignages…

16 février 2012

 ”Je félicite chaleureusement Marc-olivier Sephiha dont j’ai lu le  passionnant exposé.

 J’ai un petit-fils dont je peux maintenant comprendre les difficultés scolaires.

Vous m’avez fourni la clé dont il a besoin et que j’ai transmise  au père … , qui trouvera les vingt heures de soutien qui ont suffi à d’autres.

M.P.

Mathématiques : La méthode de Singapour est efficace

3 juin 2011

Les guides pédagogiques de la Librairie des écoles détaillent la démarche à suivre séance par séance.La Librairie des Écoles édite chaque année de nouveaux ouvrages, complétant sa collection lancée maintenant il y a plus de trois ans. Cette jeune maison d’édition mise sur des manuels scolaires qu’elle souhaite structurés, clairs et progressifs, avant toute chose. Trois questions à Jean Némo, son fondateur.

SOS Éducation : Pourquoi choisir maintenant de publier un guide sur l’enseignement des mathématiques ?

Jean Némo : J’ai été déçu et révolté que la France soit encore si mal notée au dernier classement international PISA 2009. Nos élèves sont encore loin du peloton de tête. Pire,  leurs résultats en mathématiques sont en diminution sensible, depuis 2000. Paradoxalement, ce qui m’a moins étonné, c’est le bon classement de Singapour dans cette matière. Je sais, pour avoir décidé de traduire et adapter la méthode de mathématiques à l’usage des écoles françaises, qu’elle fait partie des meilleures actuellement disponibles dans le monde.

SOS É. : Doit-on expliquer les résultats de Singapour par un quelconque déterminisme culturel ?

J. N. : Je n’y crois pas. Les Français se sont longtemps classés parmi les meilleurs en mathématiques et en sciences. J’ai pour ma part acquis la conviction suivante : quelle que soit l’influence des cultures, des systèmes scolaires, du niveau de développement des pays et des programmes eux-mêmes… le succès scolaire s’explique avant tout par la méthode utilisée. L’enseignement consiste avant tout à structurer chaque matière de manière à ce que les élèves en découvrent progressivement les joies et les difficultés. Une matière comme les mathématiques, en particulier, demande une progression rigoureuse du simple au complexe, du concret à l’abstrait, ainsi que des révisions régulières et des approfondissements progressifs…

SOS É. : Pourquoi êtes-vous si sûr de cette méthode ?

J. N.: Ce qui me donne raison, c’est que la méthode de Singapour a fait progresser les élèves dans les écoles des 35 pays où elle a été adoptée : États-Unis, Israël, Inde, Finlande, Canada, Chili, Indonésie, Arabie Saoudite, … Ce n’est pas tout : les études les plus détaillées montrent qu’elle est aussi efficace quel que soit le milieu social des élèves.  Mais il y a une condition à cela : la méthode de Singapour montre vraiment toute son efficacité quand elle est utilisée exclusivement et intégralement du CP au CM2. Et surtout quand les professeurs suivent la méthode pas à pas, en étant conscients de la pédagogie en jeu. Le principal enjeu de l’enseignement des mathématiques au primaire est d’aider les élèves à passer du monde concret qui leur est familier à une vision abstraite, c’est-à-dire déterminée par des règles, des lois et des principes immuables.

La méthode de Singapour ?

C’est une méthode de mathématiques complète pour le primaire, inspirée des livres conçus par le Ministère de l’Éducation de Singapour. L’étude internationale TIMSS (Trends in International Mathematics and Sciences Studies) qui se fonde sur des tests menés tous les 4 ans auprès des élèves de CM1 et de 4ème de plus de 50 pays, classe les élèves de Singapour à la première place mondiale. Bien que cette méthode existe depuis 1982, c’est seulement à partir des années 2000 qu’elle a commencé à être connue internationalement. Elle est maintenant utilisée dans de nombreux pays où elle fait la preuve de son efficacité.

Le site de la Librairie des Écoles.

SOS Éducation sur France Ô

13 avril 2011

Ce soir sur France Ô, dans l’émission
TOUTES LES FRANCE

Talk show dynamique et percutant
sur l’actualité nationale et internationale
présenté par Ahmed El Keiy

mercredi 13 avril 2011 à 23h00
École : un monde sans pitié ?

Invités :

- Olivia Millioz, porte parole de SOS Éducation
- Georges Fotinos, ancien inspecteur général et administrateur de l’UNICEF, membre de l’Observatoire international de la violence à l’école
- Michel Fize, sociologue et chercheur au CNRS
- Patrick Gonthier, secrétaire général d’UNSA-Éducation

Rediffusion mardi 19 avril à 12h35.

9 mois d’attente !

30 mars 2011

Appel à tous les parents, grands-parents, professeurs et retraités de l’éducation.

Hier soir, SOS Éducation a lancé sa pétition sur internet pour que le ministre de l’Éducation Luc Chatel, qui avait déclaré agir pour renforcer l’autorité des professeurs signe enfin le décret contre la violence à l’école.
Le 17 juin 2010, c’est-à-dire il y a 9 mois jour pour jour, le projet de décret est arrivé sur son bureau, après avoir reçu l’aval du Conseil d’État.
Et depuis : rien.
Le projet est toujours à la même place… mais il ne le signe pas !

L’intérêt de l’enfant [courrier de membre]

15 mars 2011

La crise de l’école est flagrante, généralement reconnue, mais le constat n’apporte aucun remède stable.

Ce n’est pas une question de moyens mais d’idéologie, de mentalité, de personnalité. Une prise de conscience collective et une remise en cause dans l’intérêt de l’enfant réel (souvent perdu de vue) seraient bien nécessaires.
Sans chercher midi à 14 heures, le premier ordinateur à mettre en route de manière simple, rationnelle et progressive, c’est le cerveau de l’enfant… recette des anciens, employée avec succès ; avec de pauvres moyens, c’était du solide et l’on doit être mieux armé pour assimiler les fantaisies qui suivent !

Dans une situation complexe, il faudrait que chacun s’y mette et ne travaille pas à l’envers, en révolution d’adultes permanente.

Un membre de SOS Éducation

Les rendez-vous parlementaires continuent

10 mars 2011

Olivia Millioz, directrice de communication aux côtés de Olivier Jardé.Après avoir rencontré Michel Terrot, député du Rhône et Joëlle Ceccaldi-Reynaud, député des Hauts-de-Seine, la semaine dernière, les représentants de SOS Éducation rencontraient cette semaine Olivier Jardé, député de la Somme, vice-président de la commission éducation à l’assemblée.

L’essentiel de l’entretien a porté sur la violence à l’école  (Plus de 140 députés soutiennent les 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation). À l’occasion de cet entretien, SOS Éducation a rappelé une fois encore que malgré les annonces de Luc Chatel, malgré les états généraux de la sécurité à l’école qui se sont tenus il y a presque un an maintenant, dans les classes rien n’a changé. Cette année 2010-2011 se passe comme les précédentes. On demande aux professeurs de régler tous les problèmes, sans pour autant leur donner les moyens réglementaires de le faire ; on les laisse seuls face à des situations et des conflits qui peuvent être graves. Certains élèves arrivent en cours avec la haine du professeur.

Pour le moment, aucune mesure n’a été prise pour leur permettre de faire respecter leur autorité dans les classes et les appuyer, les épauler. Chaque rendez-vous parlementaire est l’occasion pour l’association de rappeler aux élus ce que vivent les professeurs au quotidien, leur souffrance.

Aujourd’hui, outre ses huit mesures, SOS Éducation demande que la commission éducation de l’assemblée nationale se saisisse du sujet et crée une mission parlementaire sur l’autorité des professeurs : le sujet doit être porté sur la place publique et non enterré dans un décret que le ministre a sur son bureau depuis 9 mois et qu’il n’a toujours pas signé (en plus il aura du mal à signer sans l’édulcorer tant les pressions diverses et variées sont fortes !)

Le décret en souffrance sur le bureau de Luc Chatel

Le site de SOS Éducation

Les huit mesures de SOS Éducation

« Le drame des méthodes d’enseignement est bien plus profond encore ! »

8 mars 2011

Monsieur Jean-Claude Weinstein a enseigné 43 ans à l’école publique. Instituteur en CP pendant une partie de sa carrière, il a appris à lire à un demi-millier d’élèves. Aujourd’hui membre de SOS Éducation, il soutient l’association mais estime que « le drame est bien plus profond encore ».

Olivia Millioz : Pourquoi y a-t-il 40 % des élèves qui arrivent aujourd’hui en sixième sans connaître les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul ?
J.-C. Weinstein : La méthode globale a fabriqué massivement des échecs. De plus, elle fait s’épanouir les dyslexies (un cas, parfois deux par classe). En l’évitant, j’ai appris à lire à un demi-millier d’élèves. Avec la méthode syllabique (b.a.-ba), enrichie des apports de Borel-Maisonny (associer un geste à chaque son), il n’y a pas d’échec. En principe, l’ancien ministre de l’Éducation Gilles de Robien avait insisté sur ces points : a-t-il été suivi ? Non, la haute administration de l’Éducation nationale, obéissant aux syndicats, a rédigé des textes d’application qui vidaient la réforme de son contenu.

O.M. : Redresser nos écoles est-il encore possible ? Que préconisez-vous ?
J.-C. W. : Dictées, conjugaison, grammaire, retour aux priorités. Oui au calcul mental et aux tables. Il n’y a pas de calcul mental sans maîtrise des tables : elles sont l’alphabet du calcul. Quant aux grandes dates de l’histoire de France et de l’Europe, elles sont indispensables sous peine de construire un édifice sans ossature qui très vite s’effondre et tombe dans l’oubli.
Par la suite, au lycée, comment situer les étapes, l’ordre des civilisations, des mouvements littéraires ? C’est le seul moyen, à l’aide de repères datés, d’avoir une vue ordonnée du passé, de l’histoire. C’est la mémoire qui fournit les éléments sur lesquels s’exerce la réflexion.

O.M. : L’indiscipline qui règne dans beaucoup d’écoles pose-t-elle problème ?
J.-C. W. : L’indiscipline, la grossièreté, les dégradations, la violence : l’ampleur des actes est bien plus considérable qu’on ne le dit. Pourquoi ? Parce que l’enseignant victime de ces actes se tait, au moins neuf fois sur dix. En effet, l’administration (la hiérarchie) considère comme un gêneur celui qui se plaint. Il porte atteinte à quelque chose d’essentiel dans l’Éducation nationale : tout doit aller bien aux yeux de l’opinion publique… Les conséquences sont évidentes : les premiers actes non sanctionnés font tâche d’huile et se répandent dans les établissements au recrutement difficile.
Quelle sanction appliquer ? L’exclusion pour trois jours ? Le jeune voyou ne demande que cela ! La sanction doit être immédiate. Si l’enseignant réagit en secouant un élève gravement incorrect, c’est lui qui sera sanctionné par l’administration, et par les parents qui portent plainte pour violences à enfant. Ces petits voyous qui bravent l’autorité sont ainsi devenus des modèles pour certains de leurs camarades. C’est grave.

O.M. : Que faire ?
J.-C. W. : Il n’y a pas de solution miracle. Cependant, une réaction globale, immédiate de tous les enseignants d’un établissement serait une réaction forte et déjà efficace. Rappelons qu’au début de l’école primaire obligatoire, on insistait sur la formation morale : un quart d’heure chaque matin pour former les consciences. Pour la majorité des enseignants d’aujourd’hui, c’est ringard !!! Étonnons-nous que beaucoup de jeunes n’aient plus de repères.
Il existe aussi des raisons fondamentales à ces comportements. Depuis le collège unique de M. René Haby, tous les enfants sont scolarisés jusqu’à seize ans dans un tronc commun. Une petite partie est orientée en cours de scolarité en lycée professionnel, ce qui est bien.
Mais innombrables sont les élèves non motivés, accusant de gros retards, sans les bases nécessaires, ayant de gros problèmes familiaux ou autres. Ils sont en révolte contre ce qu’on leur impose. La réponse est ici évidente : il est urgent d’abolir le collège unique ! La plupart de ces élèves s’épanouiraient dans une formation professionnelle ou un apprentissage. Les classes seraient plus calmes, plus homogènes, l’enseignement plus efficace pour tous. Ce serait une mesure positive contre la pire des choses : l’échec scolaire. Je ferai une remarque supplémentaire pour montrer l’incroyable sottise du système : l’inspecteur – quel qu’il soit – qui rédige un rapport et donc juge la valeur du travail d’un enseignant, ne revient jamais en fin d’année pour estimer la valeur des résultats atteints, la qualité des méthodes utilisées… leur rôle est donc de faire appliquer des méthodes élaborées par des théoriciens qui n’ont jamais enseigné, jamais testé les démarches proposées. On vit dans l’absurde, dans l’irrationnel.
Pour conclure, le travail de SOS Éducation est utile et vous avez mille fois raison. Le drame est à mes yeux bien plus profond encore !

Retrouvez toutes les informations sur les méthodes d’apprentissages sur le site Pour la méthode syllabique

Violence quand tu nous tiens

2 mars 2011

Le 25 Février à Montpellier : Le directeur de l’école élémentaire Akira-Kurosawa agressé par le père d’un élève. Ce dernier croyait que son fils subissait des violences au sein de l’établissement.

Le 25 Février à Grenoble : Tirs à la carabine à plomb sur les vitres du collège Lucie-Aubrac.

Le 24 Février à Bron : Une enseignante blessée par la porte d’une armoire sabotée par l’un de ses élèves…

Le 17 Février à Toulouse : Il jette une paire de ciseaux au visage du prof après avoir parié 20 euros avec un camarade de classe. Le professeur n’a pas été blessé.

Retrouvez d’autres faits de violence en milieu scolaire sur le site de SOS Éducation.

Auctoritas

28 février 2011

Lâché seul dans sa classe, sans autre aide que des sanctions dérisoires qu’il doit en plus justifier par écrit, suscitant récriminations auprès des nouveaux spécialistes de l’écoute des élèves, ne pouvant s’appuyer que sur un discours moralisateur qui tourne autour de la valeur du respect ( réciproque , bien sûr !), inaudible pour des ados. La lecture de l’Emile, de jean jacques Rousseau était-elle interdite aux ministres de l’Education successifs ? Ils auraient été d’abord confortés par ce traité d’éducation « jeuniste » avant la lettre qui chante la pureté naturelle de l’enfance et engage l’éducateur à libérer les énergies.

Mais ils auraient appris qu’en cas d’excès, de débordement, seul le rapport de force est efficace ; la leçon morale est inopérante, son but s’en trouvant même perverti. Souvenons nous de son analyse inénarrable, vers par vers, de la fable Le Corbeau et le Renard qui aboutit, en fait, à la friponnerie des enfants ! Jack Lang, par exemple, s’il l’avait lu, aurait évité de répéter à l’encan jusqu’à en faire un slogan publicitaire , « Le respect, ça change l’école ! » avec le résultat prévisible que l’on sait !

Retrouvez l’article complet sur le site de l’observatoire du laxisme a l’école

Super Pédago milite chez les militaires

18 février 2011

 


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