Archive pour la catégorie ‘Flash Lecture’

SOS Education au 2ème salon du livre des Tout-Petits

9 décembre 2011

Mercredi 7 décembre, enfants et parents ont bravé la pluie pour se rendre au Salon du Livre des tout-petits et de la jeunesse, organisé par la Mairie du 7ème arrondissement. Alors que les enfants rencontraient quelques-uns de leurs auteurs préférés, parents et professeurs se sont rendus sur le stand de SOS Éducation, pour discuter de méthodes de lecture et des difficultés d’apprentissage. Parmi les parents présents, la maire du 7ème, Rachida Dati a parcouru avec attention  l’étude d’un jeune professeur en zone prévention violence « Dysorthographies au collège ». Il montre notamment comment l’on peut sortir des enfants des problèmes de dysorthographies en quelques séances de réapprentissage des sons de la langue.

Eric Galand, relation parents et professeurs, en compagnie de Rachida Dati, Maire du 7ème arrondissement

La non-maîtrise de l’orthographe : un handicap au travail

25 novembre 2011

Le niveau en orthographe baisse. Oui, mais aujourd’hui le problème s’accentue.

Vous trouverez dans ce reportage d’une grande chaîne de télévision un florilège d’exemples : un cadre dirigeant qui va passer des heures à écrire un simple mail, des étudiants bardés de diplômes auxquels on fait faire des dictées, etc. Ces exemples résument bien cette terreur au quotidien de ne pouvoir écrire quelques lignes au risque d’y glisser une, deux, trois fautes.

Et l’on voit émerger un nouveau métier : les coachs en orthographe. Ils réparent ce que l’école n’a pas su faire pour des générations entières d’élèves pourtant sagement assis à écouter leurs professeurs. On aurait aimé que le reportage aille jusqu’à la conclusion de l’histoire.

Si autant de jeunes gens, avec des profils très différents, ressortent avec autant de savoirs de base non acquis, c’est qu’il faut revoir de fond en comble la façon dont on enseigne ces bases. La question des méthodes de lecture n’est pas loin. Patience.

Syllabique : une efficacité scientifiquement prouvée

18 novembre 2011

100% d’une classe de CP qui sait lire à la fin de l’année: c’est possible avec la méthode syllabique. Mieux encore, comparée avec une classe ayant appris à lire avec une méthode mixte, ces élèves comprennent mieux les textes qu’ils lisent. L’écart entre ces deux classes à tendance à s’approfondir en CE1 : les élèves ayant appris avec des méthodes mixtes ont de moins bons résultats en lecture et en compréhension que les autres.

C’est ce que démontrent trois mémoires, réalisés par de jeunes orthophonistes et présentés au groupe de travail lecture de SOS Education, le 14 novembre dernier, par Brigitte Étienne, orthophoniste. « Les enfants ayant appris à lire avec des méthodes syllabiques comprennent mieux les tâches à effectuer, souligne B. Étienne. Ils sont mieux organisés que ceux ayant appris avec des méthodes mixtes. Ces derniers agissent dans la précipitation. Ils n’écoutent pas les consignes entièrement, seulement les mots-clefs ». Les méthodes de lecture auraient-elles des effets secondaires au-delà de la lecture ?

Résumé des trois études

Les ravages des méthodes semi-globales : témoignage d’une mère de famille

25 octobre 2011

La méthode globale ou semi-globale est une catastrophe et elle est toujours d’actualité dans les écoles. Je n’en reviens pas que quelqu’un puisse affirmer le contraire !

J’ai 3 enfants. Ma fille aînée de 21 ans ne sait pas écrire, dyslexique depuis la primaire; mon fils, 20 ans, idem, alors qu’au sein de nos deux familles, personne n’a souffert de problème d’apprentissage auparavant. L’Éducation nationale s’est opposée au redoublement en CP que je souhaitais pour ma fille. Elle est passée en CE1 en dépit de son illettrisme. C’est une catastrophe éducative mais surtout psychologique. Pendant 2 ans, elle était l’élève trop lente et idiote.

Par chance, mon troisième enfant a suivi sa scolarité à l’étranger et a appris à lire en anglais avec la méthode syllabique. De mon côté, je lui apprends à écrire en français. À 10 ans, elle fait moins de fautes que ses aînés et ne souffre d’aucune dyslexie !

Ma mère, âgée aujourd’hui de 75 ans, a quitté l’école avant 16 ans et ne fait aucune faute, ma grand-mère non scolarisée, qui a appris à lire dans les champs avec un prêtre, non plus ! Cherchez l’erreur… Je suis profondément choquée que mes enfants soient plus ignorants que la génération de leurs parents, grands-parents et arrière-grands-parents !

Christine

Méthode globale vs méthode syllabique : témoignage d’une mère d’élève

15 septembre 2011

Mon fils est revenu de l’école avec des devoirs. Je m’attendais à des combinaisons de lettres afin de constituer des mots. Mais non, il est arrivé directement avec de grandes pages à lire, le pauvre ! Lorsque j’essayais de lui faire retenir les mots, il était complétement largué, je voyais la panique dans ses yeux! J’ai donc décidé de prendre les choses en main : je vais lui expliquer comment associer les lettres afin de constituer un mot.

Selon moi, la raison pour laquelle on pousse les enfants à étudier avec la méthode globale est toute simple : avec la syllabique, on “oblige” les gens à réfléchir, à se dire « Tiens si je mets ça avec ça, ça donne ce mot » et ainsi de suite. En revanche, avec la globale, un mot veut dire cela, s’écrit comme cela. Pourquoi? Parce que c’est comme ça et on ne pose pas de question… Ainsi on obtient un gentil peuple qui ne cherche pas à réfléchir et qui fait, machinalement, comme on lui ordonne de faire… Voilà ce que j’en pense :  du conditionnement dès la primaire ! Conclusion : je suis pour le syllabique !

Aurore

Alphabet phonétique : double peine pour les élèves

6 septembre 2011

Apprendre un alphabet n’est pas évident pour un élève de CP. En apprendre deux relève de la gageure. C’est pourtant ce que proposent certains manuels de lecture. En effet, pour traduire le son produit par les lettres, est indiqué, de façon très visible sur la page, son équivalent en phonétique.  Commun à toutes les langues, l’alphabet phonétique permet de transcrire les sons du langage parlé. Par exemple, le son U en phonétique, s’écrit [y], le son ch-,[ʃ]… S’il est très utile dans nombre de cas, dans les manuels de lecture, il pose problème. Ainsi, les orthophonistes voient affluer des élèves qui, systématiquement, remplacent les e par des a. En phonétique, le son e s’écrit [ə], une sorte de « a » à l’envers en somme. L’élève qui apprend à reconnaître et non à déchiffrer peut facilement faire l’erreur.

Aussi, Mesdames et Messieurs les auteurs et éditeurs de livres scolaires, s’il vous plaît, n’embrouillez pas les élèves ! Bannissez l’alphabet phonétique des manuels destinés aux enfants. Ils n’apprendront que plus facilement à lire.

Trop d’école tue l’école ?

1 septembre 2011

La rentrée s’annonce agitée. Les cloches de la rentrée n’ont pas encore sonné que SOS Éducation reçoit les doléances des enseignants, parents, orthophonistes atterrés par les problèmes et les difficultés liés à l’école et à l’apprentissage. Petit florilège recueilli au cours de ces dernières semaines :

Écriture :

Une orthophoniste déplore : les élèves  « tiennent leur crayon comme une cuiller à tourner la confiture. Pas étonnant qu’ils ne sachent pas tracer les lettres ».

Un élève de maternelle arrive chez l’orthophoniste,  à laquelle il déclare avec le plus grand sérieux : « je suis nul en graphisme ». Il a quatre ans et demi, la vie devant lui et pourtant, il considère déjà que son avenir scolaire est compromis !

Une dictée de CP, truffée de fautes (« te » pour « et », ii chaque fois qu’un mot contient la lettre i) a obtenu une bonne note et porte l’appréciation «  tout est juste, les erreurs sont toujours les mêmes ».

Lecture

Un parent d’élève de CP se sent perdu : « au mois de janvier, il s’est complétement écroulé. Il savait lire et maintenant il ne sait plus. »

Calcul

Une enseignante de primaire se justifie : « On apprend les tables de multiplication dans le désordre puisqu’on les récite dans le désordre »

Un autre parent, désemparé : « ma gamine ne suit pas bien en classe. On lui mélange tout, tout le temps », ce que confirme une orthophoniste : « On leur disperse la tête », avant de citer un élève d’origine africaine : «  En Afrique, on ne change pas de grammaire tous les deux ans ».

Et si on remettait un peu de bon sens dans tout cela en suivant,  à nouveau, des méthodes, des recettes et des principes qui ont fait leurs preuves : syllabique, dictée, par cœur, persévérance, etc. En deux temps, trois mouvements, on pourrait tout remettre en place et changer leur fameux “climat scolaire” !

Persécutée pour cause d’emploi de méthode syllabique

30 août 2011

Difficile à croire, et pourtant, c’est l’histoire de Brigitte Guigui, institutrice en CP à Provins. Pendant plusieurs années, l’inspection lui a reproché d’enseigner la lecture à ses élèves en utilisant la méthode Boscher. Soutenue par les parents d’élèves, elle n’en démord pas : pour apprendre à lire, rien ne vaut la méthode syllabique.

Institutrice depuis les années 1980, elle a enseigné à tous les niveaux de maternelle et d’élémentaire. Au cours de cette conférence, organisée par le SLECC sur le lien entre école maternelle et école élémentaire, et accessible en ligne sur le site  lire-ecrire.org, elle explique, à travers son expérience, l’importance de préparer les enfants de maternelle à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

Il a vaincu l’illettrisme chez les plus défavorisés

25 août 2011

Tom MacKay est le héros du West Dunbartonshire. Grâce à lui, ce petit comté, le deuxième plus pauvre d’Ecosse, est la première région anglo-saxonne au monde à avoir totalement éradiqué l’illettrisme.

Jusqu’en 1997, 28% des enfants quittent l’école primaire là-bas sans savoir lire couramment. Tom MacKay est alors psychologue scolaire. Il a cette idée folle que tous ces enfants, issus de milieux défavorisés, peuvent apprendre à lire. Prenant son bâton de pèlerin, avec le soutien des autorités du comté, il se rend dans chaque école primaire pour leur proposer de participer à une expérience.

Le principe fondamental : utiliser exclusivement la méthode syllabique pour apprendre à lire.
Avec ce cadre, les  enfants sont initiés dès la maternelle à la lecture ; les parents sont impliqués dès le départ ; les enfants en difficulté sont rapidement repérés et bénéficient d’un soutien renforcé et personnalisé.

Résultats : en 2006, seulement 6% des enfants quittent l’école primaire sans avoir des bases solides en lecture. Last but not least, le coût de l’opération : 13£/ an et par élève, soit, environ 0.5% du budget pour l’éducation du comté.


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