Archive pour la catégorie ‘Lycée’
Super Pédago organise la manif lycéenne
17 octobre 2010Grève du 12 octobre : Non à l’instrumentalisation des lycéens [communiqué de presse]
12 octobre 2010Paris, le 12 octobre 2010
SOS Éducation condamne la position des syndicats lycéens d’appeler à la grève ce jour et de tenter d’instrumentaliser les élèves, qui plus est, dans un débat qui n’a pas trait à l’école.
Certains jeunes gens mineurs battront ce jour le pavé plutôt que d’aller étudier. Il ne s’agit en aucun cas d’une action civique, comme certains le laissent entendre, mais d’une action politique, où les jeunes ne sont que les jouets d’activistes.
Dans ce contexte, il est important de rappeler que nos écoles ne doivent servir aucun parti, aucune centrale syndicale.
La responsabilité de chaque adulte est de préserver les siens, la responsabilité de la Nation est de préserver sa jeunesse et ne pas laisser certains la transformer en « chair à manif’ ».
Pour SOS Éducation, il est impératif que nos écoles redeviennent des lieux où la neutralité s’exerce, des lieux de formation intellectuelle et non de repérage et de formatage politique.
« Laissez notre jeunesse grandir, apprendre et user de son libre arbitre sans parti pris, ni a priori », c’est tout ce que les 80 000 membres de SOS Éducation demandent.
Comment tenir sa classe : conférence SOS Éducation au GARAC
1 septembre 2010Hier au GARAC, l’Ecole nationale des Professions de l’Automobile, plus d’une centaine de professeurs ont écouté avec intérêt Aldric Boulangé, Porte-parole de SOS Éducation, lors d’une conférence sur « comment tenir sa classe » – inspirée du livre d’Olivier Leroy*. 
Le GARAC (la référence des filières Auto, Moto, Poids Lourd) est un établissement privé créé et financé par le Secteur de la Distribution et des Services de l’Automobile, qui regroupe un Lycée polyvalent sous contrat et un CFA. Il est dirigé par Liliane Rivière, Directeur général, et Laurent Roux, Directeur Académique. Il se trouve qu’un de ses professeurs s’est inscrit à notre newsletter Internet. Découvrant le livre d’Olivier Leroy, il a envoyé un message à Laurent Roux lui indiquant : « un livre à mettre entre les mains de tous nos professeurs ! ».
Voilà comment nous avons fait connaissance avec cette équipe, qui nous a fortement impressionnés par son dynamisme et sa détermination à remettre sur le chemin de la réussite des jeunes gens qui arrivent chez eux, souvent en situation d’échec. Ce fut une très belle rencontre qui s’est prolongée par cette intervention d’Aldric pour motiver et donner un cadre aux professeurs à la veille de la rentrée scolaire. Une grande première pour SOS !
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* Olivier LEROY, Comment tenir sa classe, Publié par SOS Éducation aux Éditions F-X de Guibert, 80 pages, 9,50 euros. Disponible auprès de SOS Éducation.
Ce livre, entreprend de rappeler les règles fondamentales dont tous les enseignants ont besoin pour « tenir leur classe ». On y trouvera un concentré de la sagesse accumulée par des générations de professeurs, exprimé dans un style vif et enjoué.
« Petit traité de manipulation à l’intention des lycéens »
16 février 2010À lire, chez H16, cet article sur la « votation lycéenne » : « Petit traité de manipulation à l’intention des lycéens ».
Lire aussi, sur Contrepoints : « La tartufferie de la votation citoyenne lycéenne ».
Homère et Shakespeare en banlieue
31 août 2009À lire, sur le site du Journal du Dimanche, la recension du livre d’Augustin Humières, professeur de grec depuis 1995 dans un lycée difficile de l’académie de Créteil, Homère et Shakespeare en banlieue.
« Lycéen bloqueur » : un débat tronqué
11 juillet 2009La mobilisation enfle dans la rue et sur la Toile pour, ou contre selon les cas, le lycéen « bloqueur », Tristan Sadeghi. Rappelons que ce dernier, élève du lycée Maurice-Ravel dans le XXe arrondissement de Paris, avait été l’un des principaux organisateurs du blocage de son établissement lors des « grèves des lycéens », ces deux dernières années. La polémique porte sur le fait que le proviseur de Maurice-Ravel, Philippe Guittet, a conditionné l’inscription en Terminale de Tristan Sadeghi à son engagement écrit de ne plus participer au blocage de l’établissement. Comme l’a bien montré le blogueur-avocat Maître Éolas, Tristan Sadeghi et ses soutiens au « Parti de gauche », dont il est membre, auront beau jeu de crier à l’illégalité de ce chantage à la réinscription.
En effet, le proviseur de l’établissement n’a pas le pouvoir de sanctionner l’élève, simplement celui de saisir et de présider le conseil de discipline qui doit se prononcer sur l’exclusion, ou non, de l’élève. Comme le dit bien un autre blogueur, Jules, de Diner’s room, cet abus de pouvoir du proviseur Philippe Guittet est en réalité un aveu de faiblesse : pourquoi n’a-t-il pas lancé une procédure d’exclusion à l’encontre de tous les lycéens bloqueurs de son établissement, et au moment des faits ? Au lieu de s’en prendre à un seul, plusieurs mois après ?
Mais au-delà de cette querelle juridique, et de la floraison de groupes sur Facebook contre Tristan Sadeghi, ici ou là, se pose la question du militantisme lycéen : comment se fait-il que, alors que l’on est mineur et qu’on est censé préparer le baccalauréat, l’on puisse faire partie d’un syndicat lycéen, et participer ainsi à des grèves, des manifestations, des blocages, alors aussi que l’on est tenu à la pleine assiduité ?
Roman Bernard
Mise à jour, lundi 7 septembre : à lire aussi, le billet d’H16.
La reconquête du mois de juin, par Bernard Buffard
22 mai 2009Ce qui semblait utopique, il y a moins de deux ans encore, devient progressivement une réalité.
Depuis de nombreuses années, les élèves des lycées se retrouvaient en «chômage technique» (vacances) dès le début juin et parfois même avant. Ils perdaient ainsi chaque année 10 % de l’enseignement qui leur était dû pour réussir leurs études.
Certes, les jeunes n’étaient pas mécontents, mais le service public était largement défaillant. Le ministère s’est enfin attelé à la tâche en resserrant le planning du déroulement des épreuves d’examen des baccalauréats (général, technologique et professionnel).
En effet, depuis 2008, une première étape a été mise en place dans une quinzaine de départements pilotes pour réduire l’impact du déroulement des épreuves sur la scolarité des jeunes. Après cette première expérimentation réussie, en 2009, c’est une étape plus importante qui est mise en oeuvre : réduction de l’amplitude des épreuves, calendrier des conseils de classe et des commissions d’appels fixés, désormais, par le ministère pour éviter les dérives.
Certains élèves, souvent avec la bénédiction des parents, profitaient de la désorganisation provoquée par le déroulement des examens et des dates précoces des conseils de classe pour s’absenter pendant plusieurs semaines. Or, faut-il le rappeler, le calendrier scolaire est fixé pour tous au plan national et la scolarité reste une obligation légale en France.
Les établissements sont désormais chargés, eux, d’assurer un service d’enseignement jusqu’au 15 juin minimum, les conseils de classe ayant lieu après cette date, sauf pour les classes terminales. Les commissions d’appels ayant lieu vers le 25 juin.
Des marges de progrès sont encore possibles pour réduire l’impact sur le temps scolaire : organiser les épreuves pratiques après les épreuves écrites des baccalauréats, optimiser les surveillances des épreuves écrites en regroupant les candidats dans des grandes salles, organiser la correction simultanée de toutes les épreuves sur un minimum de temps (sur une ou deux journées afin de bénéficier de tous les enseignants pour la surveillance de toutes les épreuves), etc.
Enfin une dernière étape importante reste à franchir (le ministère ayant privilégié la prudence en mettant en place progressivement ces transformations) : celle de la réorganisation des épreuves des brevets de techniciens supérieurs (BTS). Aujourd’hui les premières épreuves se déroulent à partir du 15 mai, pour un jury final au début juillet !
Une proposition raisonnable pour une optimisation maximale : mettre en place les épreuves écrites de tous les BTS la semaine précédent celle des épreuves écrites des baccalauréats suivie des épreuves pratiques, des corrections et enfin des jurys.
Vous pouvez retrouver toutes ces propositions détaillées, faites l’an dernier, dans un rapport : «Le déroulement des épreuves d’examen : analyse et propositions».
En tenant compte de cette nouvelle organisation, les élèves pourraient bénéficier, enfin, d’un enseignement à temps complet jusqu’à la fin juin en classe de seconde, jusqu’aux épreuves anticipées pour les élèves de première, et jusqu’au 10 juin environ pour les étudiants de BTS.
Un temps d’enseignement supplémentaire au profit de la réussite des jeunes. N’est-ce pas là un objectif capital lorsque le taux de chômage des jeunes avoisine les 25 % ?
Violences scolaires, violence ordinaire ?
14 mai 2009
Dessin d'Eric Galland
L’actualité offre coup sur coup deux exemples tragiques, dont un mortel, des violences en marge des établissements scolaires. La semaine dernière, à Trappes (Yvelines), c’est un garçon de 16 ans qui a été poignardé à la sortie du collège Le Village. Il est décédé hier.
Hier aussi, à proximité du lycée professionnel Gabriel-Péri de Champigny (Val-de-Marne), un adolescent de 17 ans a été frappé de trois coups de couteau par un élève de son lycée. Ce dernier considérait régler ainsi un différend vieux de plusieurs mois, depuis une bagarre qui avait éclaté à l’intérieur de l’établissement. Les deux lycéens avaient été exclus chacun un mois du lycée.
«Depuis, les choses s’étaient calmées, et rien ne laissait présager qu’il puisse se passer quelque chose d’aussi grave», déclare au Parisien le proviseur, Dominique Bertheaume.
Le problème s’est en réalité juste déplacé de l’établissement au dehors. Si les violences scolaires n’ont rien de nouveau, comme l’a révélé l’étude de l’historien Philippe Conrad pour l’Institut de recherche indépendant pour l’éducation (IRIE), elles se sont accrues et aggravées au cours des dernières décennies. Faut-il, comme le faisait Joseph Vaillé dans une autre étude, attribuer une part de ces violences scolaires aux nouvelles pédagogies ? Il semble en tout cas patent qu’outre son échec avéré dans la transmission des savoirs, l’école actuelle soit défaillante dans une autre mission qu’elle s’était assignée, celle de la socialisation des élèves.
À lire aussi, l’article de Lomig, sur Expression libre.
Roman Bernard
Les savoirs, grands absents de la consultation sur la réforme des lycées
7 mai 2009
6000 lycéens ont été consultés
Sophie Fouace, inspectrice de l’académie de Paris, et Caroline Maes, déléguée académique à la vie lycéenne, ont remis le 29 avril dernier leur «Synthèse de la consultation sur le lycée de demain» à Patrick Gérard, recteur de l’académie de Paris. Il sera transmis avant le 15 mai au ministère de l’Education nationale et à Richard Descoings, pilote de la consultation.
Cette consultation, réalisée de février à avril, a concerné 6000 lycéens de 75 établissements parisiens, ainsi que 200 enseignants et personnels d’établissement, responsables des services d’information et d’orientation, des organisations confessionnelles et des établissements privés et universitaires, élus parisiens, partenaires associatifs et économiques.
Tous devaient réfléchir sur les quatre axes de travail proposés par Richard Descoings : l’entrée au lycée, le lycée comme cadre de vie, le choix et la construction de son orientation au lycée, la préparation à l’enseignement supérieur.
Le rapport fait état des préoccupations sur «la perte des valeurs» et «la perte des repères», l’effondrement du niveau en mathématiques et en français, le mauvais enseignement des langues vivantes, l’absentéisme scolaire et le «niveau limite, voire non adapté» des élèves. On aurait pu penser que les savoirs seraient au centre des propositions finales.
Pourtant, c’est moins le lycée comme lieu de travail que comme «lieu de vie» qui est préconisé par cette synthèse.
Le rapport prône par exemple la constitution de «clubs», le développement d’options artistiques et culturelles et d’activités périscolaires, le travail «interactif» au moyen d’une réduction des cours magistraux. Si les devoirs ne sont pas négligés, ils devraient être réalisés, non plus à la maison, mais «dans des plages horaires intégrées dans l’emploi du temps». En somme, alors même que les personnes consultées font preuve d’une grande lucidité sur le constat d’échec du lycée, elles proposent de renforcer les méthodes qui ont jusqu’à présent fait la preuve de leur inadaptation.
Afin de veiller à l’orientation post-secondaire des lycéens, le rapport propose aussi l’instauration de «modules de préparation aux études universitaires», de semaines d’immersion à l’Université, en classes préparatoires, en BTS et en IUT pendant la Terminale, de stages en entreprise pendant la Première, etc. Tout le temps dévolu à l’orientation sera nécessairement pris sur le temps de travail en cours, alors même que les rapporteurs déplorent la baisse du niveau.
Le contraste entre la lucidité des acteurs sur les lacunes des lycéens dans les disciplines fondamentales et l’absence totale de revalorisation des savoirs dans les propositions finales permet de douter de la représentativité de ces propositions. On peut par exemple s’étonner que les rapporteuses affirment que «les élèves restent dans l’ensemble très dubitatifs sur l’applicabilité d’une nouvelle réforme dans un climat de réduction confirmée de postes peu propice à une réelle réorganisation judicieuse du lycée», avant de s’interroger, dans des termes similaires : «Comment envisager une réforme du lycée alors que la réduction de postes risque de compromettre sa faisabilité ?»
A moins d’une unanimité générale, et surprenante, sur la question de la réforme du lycée, la tentation est grande de penser que les rédactrices de la synthèse ont prêté aux lycéens des idées qu’elles voulaient défendre par ailleurs.
Roman Bernard


















