Archive pour la catégorie ‘Témoignage’

« Si elle porte plainte, je l’attends avec des barres… »

9 mai 2011

Menacée par les élèves et abandonnée par la hiérarchie

Je suis TZR depuis trois ans, en Lettres modernes. L’an dernier, j’eus une classe de sixième et trois classes de quatrième et j’étais professeur principal. Une élève de sixième relevant de SEGPA mais dont la mère refusait systématiquement l’entrée dans ce type de classe me dit un jour :  « C’est ma mère qui va venir et te traîner par les cheveux » , relayée immédiatement par une autre élève.

J’avais fait auparavant des rapports pour ces élèves mais qui n’ont jamais été envoyés aux parents. J’ai refusé de prendre une des élèves dans mon cours et j’ai menacé le père de porter plainte, ce que me déconseillait mon chef d’établissement.

Par ailleurs, une élève de quatrième pour laquelle j’avais déjà fait de nombreux rapports mais à laquelle on avait octroyé en conseil de classe les « satisfactions » en passant outre mon refus, a déclaré à la fin d’un cours :  « Si elle porte plainte, je l’attends avec des barres… ».

La direction n’a pris aucune sanction, alors que l’élève avait été déjà exclue du conseil d’administration pour incitation à la violence dans une bagarre, et m’a reproché de mettre mes élèves en danger. Elle m’a forcé à me mettre en arrêt maladie … Lire la suite

La vérité sur la souffrance des professeursTémoignage extrait de l’E-book La vérité sur la souffrance des professeurs disponible en téléchargement gratuit sur le site de l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

- Faites connaître cette souffrance à vos députés.
- Professeurs, n’hésitez pas à témoigner.
- Lire les témoignages.

Qui ose prononcer le mot « travail » ?

5 mai 2011

Injuriée et menacée de mort

Les insultes et menaces font partie du quotidien en Lycée Professionnel. TZR puis titulaire en poste fixe, j’ai fait l’expérience des violences verbales et physiques dans différents LP du Nord- Pas de Calais.

Les insultes :  «  put…  » «  sal…  » ou paroles désobligeantes «  qu’est ce qu’elle me veut celle-là « , «  fermez là  »  « de quel droit…  »  «  je m’en bats les coui…  » sont mon quotidien. Parfois je me retrouve menacée de mort pour avoir demandé un devoir ou simplement pour avoir demandé à un élève de faire son travail. Cette année, j’ai porté plainte pour des menaces et ma voiture a subi les représailles habituelles.

Les filles comme les garçons savent faire la différence entre leur langage parfois  « vulgaire  » et les mots destinés aux professeurs. Ils font semblant d’ignorer la violence de leurs propos pour se défendre mais les utilisent volontairement à répétition si l’on fait semblant de ne pas comprendre.

Notre hiérarchie nous demande d’être conciliant de façon indirecte vu que ces  « incivilités  » sont à peine sanctionnées et que les dommages physiques (vêtements, véhicules…) sont rarement indemnisés. Certains collègues pardonnent au nom de la misère sociale mais je crois qu’ils font  « fausse route » … Lire la suite

La vérité sur la souffrance des professeursTémoignage extrait de l’Ebook La vérité sur la souffrance des professeurs disponible en téléchargement gratuit sur le site de l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

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« Je vis dans un monde de peur »

4 mai 2011

Terrorisé par les élèves et une administration sourde

Après une mauvaise expérience en lycée général et technique- Un élève m’a insulté, en me traitant d’une  » merde  » et a été  » renvoyé  » pendant un jour, mais restait, quand même au lycée, la journée de son exclusion. Le proviseur du lycée m’a mal reçu et a refusé  » une sanction forte « , que je lui ai demandé, par la suite.

J’ai demandé une mutation en collège rural.

Première année dans la verdure paisible : je reçois une trousse dans la figure, par un élève connu pour sa perte de contrôle. Les collègues m’ont averti après l’incident ! L’élève en question a été renvoyé 8 jours.

Deuxième année : ce même élève menace une collègue et il est  » renvoyé  » pendant un jour, sachant qu’il partait en famille, en Allemagne, le proviseur adjoint n’a pas voulu faire de vagues. Il a pris le car le jour même de son exclusion, après avoir perdu le contrôle, menacé avec son poing, la collègue en lui menaçant, qu’elle  » allait en prendre une « . On espère qu’il ne fera pas de  » bêtise « , une fois dans sa famille d’accueil !

Premier trimestre : je me fais traiter de «  connard « , par deux élèves différents. Ils sont renvoyés huit jours, alors que le principal du collège alerte les IPR, car Monsieur a de sérieux problèmes relationnels avec ses élèves.

Existerait-il une forme d’aide pour lui? Les IPR ont répondu que ceci ne relevait pas de leur domaine et qu’il fallait que les parents concernés écrivent une lettre au Rectorat d’Académie, précisant leur plainte.

Je commence à vivre un stress constant et suis obligé de suivre un traitement contre une dépression et l’anxiété. Je dors très mal et vomit, le matin, avant d’arriver au travail… Lire la suite

La vérité sur la souffrance des professeursTémoignage extrait de l’Ebook La vérité sur la souffrance des professeurs disponible en téléchargement gratuit sur le site de l’Observatoire de la souffrance des professeurs.- Faites connaître cette souffrance à vos députés.
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Le désespoir du prof en souffrance

3 mai 2011

L'Observatoire de la souffrance des professeurs

Désespérée et démotivée

Insomnies et désespoir… sont mon quotidien, combien d’années vais-je le supporter ?

Sincèrement, le plus difficile à vivre, ce n’est pas le niveau des élèves, leurs difficultés scolaires ou leur situation d’échec, non, le plus difficile, voire l’inacceptable, c’est leur indifférence sur tout, leur manque de motivation, leur mépris vis-à-vis du système éducatif et de nous-mêmes. Ils sont incapables de faire une phrase sans aligner 2 ou 3 grossièretés, incapables d’écrire une phrase sans 10 fautes d’orthographe, incapables de dire merci, bonjour ou bonne journée…

Oui, c’est déprimant car je ne retrouve plus le pourquoi de mon combat, je ne retrouve plus d’énergie pour me battre à leur côté… Lire la suite

Extrait d’un des nombreux témoignages de l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

Violence en banlieue, d’accord, mais à la campagne ?

2 mai 2011

Poursuivi dans les toilettes

Un petit témoignage de ce qu’il se passe dans un collège de campagne de Tarn et Garonne :

Un professeur traîté de sale p*** par un élève qui ne prend que 3 jours d’ « exclusion-inclusion » .Un professeur renversé à terre par une élève et trainé sur 3 mètres par les cheveux et qui lui donne des coups de pieds en lui disant  « je vais t’e*****r  » car le professeur aurait parlé en mal de sa mère.
Un professeur bloqué dans les toilettes privées des professeurs par 4 élèves, car l’un d’entre eux avait été exclu de cours plus tôt dans la journée… Lire la suite

D’autres témoignages sont à lire sur des exemples de souffrance de professeurs en dehors des banlieues et métropoles sur l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

La vérité sur la vie dans nos écoles

29 avril 2011

La vérité sur la souffrance des professeurs

Tyrannisé et découragé par les élèves

J’enseigne les Maths dans un collège non ZEP des alpes maritimes. Souvent les parents et plus généralement le public ne se rendent pas compte de ce qui se passe dans les classes.

Celles-ci sont généralement très hétérogènes et génératrices de violence, le nivellement par le bas est très important, il y a présence de perturbateurs qui viennent sans leurs affaires et vous empêchent de faire votre métier : faire cours et transmettre un savoir.

Les bons élèves ne peuvent pas suivre, ils sont de moins en moins nombreux car les parents les mettent dans le privé, qui lui est surchargé. Les élèves moyens sont vite découragés et se laissent aller, ils sont de moins en moins nombreux. Vous faites cours et gérez tant bien que mal la discipline: calmer les élèves à l’entrée en classe, vérifier le travail (qui n’est jamais fait), faire cesser les bavardages qui sont de plus en plus diffus à mesure qu’on avance dans la journée, gérer les conflits entre élèves…

Il est de plus en plus difficile d’intéresser les élèves à une tâche qui de toute façon se révèle trop ardus pour eux qui n’ont jamais fourni de travail approfondi et souffrent de bases défaillantes (comment comprendre un énoncé de Maths quand on ne sait pas lire, pas comprendre le sens du mot, comment le résoudre quand une simple division 4:2 pose problème ?).

Quand vous demandez à un élève de se taire, il vous répond : ” j’ai rien fait ” ” C’est pas moi ” Quand vous exigez qu’il vous donne son carnet il vous répond… Lire la suite

Il existe plusieurs solutions pour en finir avec cette situation dans nos écoles. L’une d’entre elles consiste à faire connaître cette violence à l’école auprès de la population et des pouvoirs publics.

C’est la mission que nous confient les enseignants qui témoignent sur l’Observatoire de la souffrance des professeurs pour que la vérité sur leur situation soit connue de tous.

Marre d’être agressée par des élèves !

28 avril 2011

L'Observatoire de la souffrance des professeurs

Insultée, menacée, agressée et volée

Enseignante en Enseignement Artistique en Lycée Professionnel sur l’académie d’Aix Marseille. J’ai plus de 20 ans de métier dans divers établissements lycée professionnel et collège. Il m’a toujours semblé être “forte” face aux attaques des élèves – des adolescents -. J’ai toujours eu de bonne relation et bonne communication avec mes élèves, la discipline s’y prête tant elle amène un moyen de réussite à des élèves en difficulté.

Mais voilà 4/5 ans ça se dégrade. En 2009/2010 dans une SEP, j’ai dû porter plainte parce qu’un élève qui avait craché sur moi et ne voulant pas reconnaitre son acte a menacé de me tuer et de faire la même chose à ma famille. La famille de l’élève m’a reproché de mettre trop de pression à leur fils et insister pour que je retire la plainte… un autre m’avait volé portefeuille et ordinateur portable. Une mère m’a traité de « grosse pute » pensant que j’aurai une réactivité face à l’insulte : j’avais sanctionné son pauvre petit chérubin qui s’était montré capable de grossièreté et violence physique envers des élèves de la classe et qu’il perturbait la classe, mais aussi j’ai essuyé nombres insultes des élèves des garçons en grandes majorité: « putain », « salope », « nympho » parce que j’exigeais d’eux, tout simplement travail, correction, respect…du règlement et des personnes.

Cette année sur un autre LP dit “tranquille”, là aussi, ça se dégrade : se sont des agressions verbales perpétuelles simplement parce qu’on demande poliment et courtoisie, bienveillance, de ranger le portable, modèle dernier cri sur le marché, de sortir son matériel que les élèves n’ont pas, de se mettre au travail qu’ils n’ont pas envi de faire ou pas fait, d’arriver à l’heure, de ne pas manger en classe, de respecter les autres élèves et le règlement… Lire la suite

Cet extrait provient d’un des nombreux témoignages consultables sur l’Observatoire de la souffrance des professeurs.

Ces témoignages sont téléchargeables en version E-book gratuit :

La vérité sur la souffrance des professeurs

Un professeur frappé par un parent d’élèves

27 avril 2011

Vendredi 22 avril 2011, un homme de 37 ans a pénétré dans une école primaire de la Sarthe pour s’en prendre à l’enseignant de son beau-fils, en CM2, parce qu’il l’avait réprimandé. Cet élève est d’ailleurs reconnu, au sein de l’établissement, pour son comportement perturbé.

Le beau-père a d’abord frappé le professeur au visage avant de le rouer de coups de pieds une fois celui-ci à terre.

L’agresseur a été reconnu coupable et condamné à 2 ans de prison ferme mardi après-midi par le tribunal correctionnel de la Sarthe selon la procédure de comparution immédiate.

Le Post – Sarthe : deux ans de prison ferme pour avoir frappé le prof de son fils
Le Parisien – Le parent d’élève frappe un enseignant : deux ans de prison

Beaucoup d’enseignants sont victimes verbalement, physiquement ou psychologiquement de leurs élèves et également des parents d’élèves qui soutiennent leurs enfants et vont même, comme dans l’exemple ci-dessus, jusqu’aux agressions les plus violentes.

Certains enseignants osent porter plainte et réussissent à se faire entendre mais la plupart n’osent se plaindre car il ne sont pas soutenus par leur hiérarchie.

SOS Éducation tente de briser cette « loi du silence » qui s’est installée au sein de l’Éducation nationale. Notamment grâce à l’Observatoire de la souffrance des professeurs, site internet donnant la parole aux professeurs et leur permettant, ainsi qu’à tous les acteurs de l’éducation, de faire connaître cette souffrance à leur député.

Des solutions existent pour en finir avec cette violence à l’école. En particulier, un décret que le Ministre de l’Éducation garde sur son bureau depuis 9 mois. Ce décret reprend certaines des 8 mesures contre la violence à l’école proposées par SOS Éducation, soutenues par plus de 140 députés.

SOS Éducation a lancé une pétition sur Internet demandant à Luc Chatel de signer ce décret sans l’édulcorer et vous êtes déjà plus de 30 000 à l’avoir signé.

Pour être entendu par le Ministre et son cabinet, nous avons besoin de 100 000 signataires alors n’hésitez pas à consulter et à signer la pétition.

20 nouveaux témoignages de professeurs

26 avril 2011

Suite au lancement de l’Observatoire de la souffrance des professeurs le 8 avril 2011, de nombreux professeurs ont envoyé des témoignages à leur député et ont également témoigné de leur propre souffrance.

Nous avons sélectionné 20 de ces témoignages et les avons ajoutés sur le site.

Voici un de ces témoignages très poignant :

Persécuté pendant des années par les élèves

Je ne m’en relèverai jamais tout à fait.

J’enseigne depuis 8 ans dans un lycée à public de milieux plutôt favorisés du Sud-Ouest de la France, en section STG. J’avais eu plutôt la chance d’ avancer rapidement dans ma carrière puisque cela fait plusieurs années que je suis au dernier échelon de la hors classe des certifiés. J’étais dynamique, innovateur, ouvert sur le monde… Mais les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

J’ai été littéralement persécuté par des élèves de 1° et même de Terminale durant au moins 4 années (de 2006-2007 à 2009-2010) : harcèlement moral, perturbations d’élèves (toujours les mêmes), élèves qui refusaient de changer de place, jet de projectiles (trognons de pomme, stylos…), voire même lâcher de souris, démarches de parents dont l’enfant ne travaillait pas auprès de la Direction pour me mettre en cause , vols de documents (alors que, malgré tout, les résultats au Baccalauréat de mes élèves demeuraient plus qu’honorables), dénigrement sur facebook ou ailleurs.

Mes classes faisaient même entre elles des concours de persécution, même si j’ai eu aussi des élèves qui me témoignaient leur sympathie ou leur estime. Il m’est arrivé une certaine année, avec une classe de 1°, d’avoir plutôt l’impression d’être dans un… lire la suite

N’hésitez pas à témoigner vous aussi en accédant directement à la page Témoignez.

SOS Éducation repris par des spécialistes de l’éducation

12 avril 2011

Dépêche n°148295
Paris, Lundi 11 avril 2011, 12:23:14

Violence scolaire : SOS Éducation lance un « observatoire de la souffrance des professeurs »

L’association SOS Éducation annonce jeudi 7 avril 2011 la création d’un observatoire de la souffrance des professeurs. « Il y a un an jour pour jour Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, lançait les États généraux de la sécurité à l’école. Depuis un an, rien n’a été fait ni pour entendre, ni pour traiter les difficultés des professeurs qui sont en première ligne face aux violences à l’école. L’année scolaire 2010-2011 s’écoule comme les précédentes », estime l’association qui explique que « devant cette absence de prise en compte du gouvernement » elle a décidé « de réagir en créant cet observatoire de la souffrance des professeurs ». En février, Luc Chatel a dressé un bilan d’étape des états généraux de la sécurité à l’école [...]

Lisez la suite de la dépêche sur  ou visitez l’Observatoire de la souffrance des professeurs :

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